Le biogaz made in Wallonie, une énergie de transition écologique

Produire du gaz vert en Wallonie ? C’est le projet « fou » concrétisé par Jérôme Breton, fondateur et administrateur délégué de Biométhane du Bois d’Arnelle. Opérationnelle depuis août 2021, grâce au soutien indispensable de BNP Paribas Fortis, l’unité transforme 75 000 tonnes de déchets et cultures agricoles en biométhane.

Biométhane du Bois d’Arnelle est un projet pionnier : la première unité de biométhanisation neuve et intégralement conçue pour la production et l’injection de biométhane, un gaz vert et renouvelable issu de la valorisation des déchets organiques. Même si le projet a mis plusieurs années à voir le jour, à cause d’un cadre légal et administratif complexe, l’installation de production de biogaz (ndlr le produit direct issu de la fermentation des matières organiques) tourne désormais à plein régime et fournir en gaz quelques milliers de ménages wallons…

Transformer les déchets en énergie

À Frasnes-lez-Gosselies, l’unité, qui se fond dans le paysage hennuyer avec ses trois vastes dômes gris et un toit conique, génère une véritable dynamique locale et circulaire, en étroite collaboration avec une centaine d’agriculteurs de la région. « Nous recyclons des déchets agroalimentaires et des matières agricoles, effluents d’élevage, pailles, feuilles de betterave, épluchures, etc., provenant d’un rayon de 15 km autour du site », explique Jérôme Breton. « Dans les digesteurs, des cuves en béton chauffées à 40 °C, la matière se dégrade et produit du biogaz, constitué à 45 % de CO2 et à 55 % de méthane. C’est ce “biométhane” que nous récupérons par filtration, avant de l’injecter dans le réseau de distribution de gaz naturel. » Chaque année, l’unité produit ainsi 70 000 mégawattheures d’énergie, avec un rendement imbattable : « Notre système permet d’injecter dans le réseau 99,5 % du biogaz produit ! »

Une énergie verte, locale et « circulaire »

Après le processus de fermentation, les résidus - près de 60 000 tonnes - retournent au champ et permettent de fertiliser plus de 3 000 hectares de terres. « Le digestat (ndlr le sous-produit de la fermentation), un liquide noir riche en matière organique, très nutritif pour les cultures, est épandu comme engrais dans les environs, où il permet de stocker durablement du CO2 dans les sols », poursuit-il. De plus, l’entreprise cultive maïs, betteraves et céréales pour les valoriser en biogaz. « La production issue de ces 600 hectares, qui représente 30 % de notre matière première, est ensilée pour nous permettre de lisser les apports dans nos digesteurs, qui dépendent de l’activité agricole, par nature saisonnière. Et cela n’affame personne, ni même les bêtes. »

Un soutien bancaire indispensable

« Dans mon modèle, je ne voulais pas de perfusion d’argent public, tout en produisant à prix corrects. Nous sommes à 100 euros le MW/h, alors que les prix ont frôlé 350 euros en août dernier », souligne Jérôme Breton. Mais, compte tenu de son activité, Biométhane du Bois d’Arnelle exigeait des investissements importants en matériel. Force est de constater que ce projet pionnier, innovant et durable n’aurait probablement pas vu le jour sans le soutien financier et l’expertise de BNP Paribas Fortis. « Nous n’aurions pas obtenu les financements sans le travail et les efforts déployés par l’expert de la banque. BNP Paribas Fortis est la seule banque qui dispose, en interne, de compétences aussi pointues. D’ailleurs, les analyses et éléments fournis ont servi à tous les autres partenaires ! Tout au long du processus, une relation de confiance forte s’est tissée avec la banque, et celle-ci perdure encore aujourd’hui ! »

Positive Banking | BNP Paribas Fortis



« Nous n’aurions pas obtenu les financements sans le travail et les efforts déployés par l’expert de la banque. D’ailleurs, BNP Paribas Fortis est la seule banque qui dispose, en interne, de compétences aussi pointues » - Jérôme Breton, fondateur et administrateur délégué de Biométhane du Bois d’Arnelle.

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