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Rocard, l’arme à la deuxième gauche

L’ancien Premier ministre français s’est éteint ce samedi. Partisan précoce d’un « big-bang » de la gauche, il incarnait l’aile sociale-démocrate du PS. Dans un ultime pied de nez à l’histoire, il s’efface alors que sa famille politique se déchire dans une guerre des deux roses.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 6 min

C’était l’une de ses dernières apparitions publiques. En octobre dernier, Michel Rocard venait à l’Elysée pour être élevé au rang de grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction française. Devant un parterre de deux cents invités parmi lesquels nombre de ses héritiers (dont le Premier ministre Manuel Valls lui-même), l’octogénaire écoutait François Hollande faire l’éloge de son parcours. «  Vous avez été candidat au scrutin présidentiel en 1969. Ce sera la première et la dernière fois. Je dis la dernière, je devrais être prudent !  », plaisantait le chef de l’Etat. Michel Rocard avait ri. Son visage, émacié, était marqué par un récent cancer. Mais ses yeux étaient toujours rieurs. Pétillants comme son intelligence. «  La gauche française est née d’un accoutrement étonnant, unique, entre le marxisme et le jacobinisme 

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1 Commentaire

  • Posté par J-M Demonceau, dimanche 3 juillet 2016, 18:11

    l'homme d'état qui manque à la France et à l'Europe.

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