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«Win for Life» dans la haute administration bruxelloise: «L’argument de l’attractivité ne tient pas»

Marie Göransson, professeure en management public à l’ULB, défend le système des mandats pour les hauts fonctionnaires mais ne voit aucune raison d’accorder des privilèges aux anciens statutaires à recaser.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

L e Soir révélait la semaine dernière que le gouvernement bruxellois avait été contraint de trouver deux postes, dont un créé sur mesure, pour deux dirigeants de l’administration dont les mandats étaient arrivés à échéance. Pour rappel, un arrêté de 2014 précise que la rémunération des hauts mandataires bruxellois (au moins 120.000 euros par an) est maintenue jusqu’à la pension après dix années de service. Cette règle qui fait polémique aujourd’hui avait été ajoutée, selon les protagonistes de l’époque, afin d’assurer « l’attractivité » de la fonction. Un « faux argument » pour Marie Göransson, professeure en management public à l’ULB.

Instaurer un « Win for Life » pour les hauts fonctionnaires, cela passait il y a dix ans mais plus aujourd’hui ?

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6 Commentaires

  • Posté par GOBBO Corrado, mardi 10 janvier 2023, 12:37

    @ Moriaux. Je vous suis t-à-f sur tous les points. J’ajouterai simplement que ces « pseudo » compétences, indicateurs de performance parfois stupides ou arbitraires, le manque de vision, de réflexion et les « enragés » des tableaux Excel, présentations Powerpoint et « slide kits » à pondre à une fréquence supérieure à celle des poules pondeuses (*) se retrouvent aussi dans le secteur privé, pas toujours un modèle…. (*) Tout ça très souvent pour ne rien dire, et ne « rien dire » dans une montagne de slides intransportable même par un méthanier, mais certains s’en délectent, la plupart s’en f…, et pour qq-uns (des managers, oui oui !) c’est quasi 100% de leur job (mise en page, couleurs, polices de caractère, tableaux « standard » - allez les Rouches ! -, tout ça à suivre rigoureusement tant c’est essentiel…) ! Cela phagocyte (si pas supprime quasi totalement) le temps pour la réflexion, mais le cerveau est un organe de + en + inutile semble-t-il ! PS : je recommande très chaudement le livre de (hélas feu) David Graeber : Bullshit jobs. Edifiant et délectable.

  • Posté par Moriaux Raymond, mercredi 11 janvier 2023, 10:34

    M. Gobbo, merci pour ... la référence.

  • Posté par D Marc, lundi 9 janvier 2023, 19:24

    Dans le passé, les compétences se retrouvaient au sein des administrations, y compris au plus haut niveau (secrétaire général). Aujourd'hui les "cabinets" ont pris le pouvoir et le politique nomme les "dirigeants". Les fonctionnaires sont court-circuités et tout se décide entre le cabinet du ministre, le gestionnaire temporaire à la solde du ministre et les sociétés de consultance payés grassement. Les fonctionnaires en sont réduits à des tâches d'exécution peu valorisantes sans espoir de "faire carrière". Redonner du pouvoir aux administrations serait une source d'économies et d'efficacité, mais une perte pour les ministres et leurs protégés.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 9 janvier 2023, 20:11

    En effet.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 9 janvier 2023, 19:04

    Ah oui, la vérification des compétences. Mais de quelles compétences ? En général, ça ne dépasse la confection et l'exécution des budgets, les grandes théories économiques ou l'étude des personnalités archétypales. Les "indicateurs de performance" ... L'occasion de passer plus de temps à travailler ses tableaux Excel qu'à quoi que ce soit d'autre. Idem pour les objectifs. Objectifs que, d'ailleurs, ils demandent à leurs subordonnés de formuler ... Ces news managers sont sans doute hyper doués pour vérifier combien de temps on passe à "indicater" des courriers (quand il y en a encore) ou à donner une réponse à une note de cabinet mais, sur le fond, sauf exception due au hasard, il ne faut pas trop leur demander d'avis. Quick and dirty. L'expertise des administrations, quand il en subsiste anachroniquement une quelque part, se trouve généralement chez les agents de rangs inférieurs ... Pour le reste, vu qu'il s'agit ici de deux statutaires, de toute façon, l'octroi de leur traitement est fixé exactement comme l'était ceux des fonctionnaire dirigeants sous "l'ancien régime", issus de l'administration et non "du privé". Mais, évidemment, ça fait plus "smart" de pouvoir dire que l'administration ... n'en est plus une.

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