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France: le garçon de 13 ans qui s’est suicidé avait exprimé «sa volonté de mettre fin à ses jours», selon le parquet

Samedi, Lucas, un adolescent de 13 ans, s’est suicidé dans les Vosges, en France. Ses parents affirment qu’il était harcelé par des élèves de son collège en raison de son homosexualité.

Temps de lecture: 3 min

Lucas, l’adolescent de 13 ans qui s’est suicidé samedi à Golbey (Vosges) et dont les parents affirment qu’il était harcelé en raison de son homosexualité, avait exprimé « sa volonté de mettre fin à ses jours » dans son « journal intime », a indiqué vendredi le procureur de la République d’Epinal, Frédéric Nahon.

Ses proches ont révélé dans leurs auditions l’existence de moqueries et insultes à caractère homophobe dont l’adolescent s’était dit victime de la part d’autres élèves de son collège de Golbey, a-t-il encore souligné.

L’enquête préliminaire ouverte mercredi s’attachera « à vérifier le lien de causalité direct entre ces faits et le suicide du jeune adolescent », a indiqué le procureur, invitant toutefois à de « la prudence quant à ce dernier point ».

« La piste du cyber-harcèlement va être vérifiée »

Elle devra également permettre de « confirmer la réalité des faits de harcèlement, leur durée, le contenu exact des propos dénoncés, et de vérifier les différentes mesures qui ont été prises », a-t-il poursuivi. « La piste du cyber-harcèlement va également être vérifiée », a-t-il ajouté.

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Concernant les causes du décès, « les constatations et l’autopsie effectuée par l’institut médico-légal de Nancy ont permis d’établir la thèse d’un suicide par pendaison », a aussi indiqué le magistrat. La mère de l’adolescent sera entendue lundi par le procureur, accompagnée de son avocate.

Selon l’avocate de la famille, Me Catherine Faivre, l’orientation sexuelle de l’adolescent était connue de tous et assumée, « comme peut l’assumer un garçon de 13 ans ». Lucas était scolarisé au collège Louis-Armand de Golbey, a dit le procureur, selon qui « il n’y a pas eu d’enquête récente pour des faits de harcèlement dans ce collège ».

Une marche blanche

Les parents de Lucas n’ont à ce stade pas encore déposé plainte, et la famille souhaite que les obsèques « se déroulent dans la plus stricte intimité, sans la présence de la presse », a fait savoir Me Faivre. Une marche blanche sera organisée « dans les prochaines semaines », a-t-elle ajouté.

Une cellule psychologique a été mise en place dans l’établissement dès lundi, avait indiqué jeudi le rectorat, rappelant que le collège était « engagé dans le dispositif pHARe de lutte contre le harcèlement ». Selon le rectorat, les « moqueries » rapportées par Lucas et sa mère à la rentrée avaient été « immédiatement prises au sérieux par les équipes du collège ».

 

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1 Commentaire

  • Posté par Mauer Marc, lundi 16 janvier 2023, 7:25

    Il y a ceux qui sont forts, qui souffrent, supportent en silence. Il y a ceux qui n’y arrivent pas. Et tout le système doit se mobiliser pour défendre ceux-là. J’ai une ado de 12 ans, et je lui en parle au moins une fois par semaine. Car au delà ce ceux qui commettent l’irréparable, il y a ceux qui se lèvent le matin avec la peur au ventre, juste parce qu’ils ont été déclarés des «cibles» par certains de leurs coreligionnaires, les autres ne faisant que suivre. Il faudrait une attitude bien plus ferme face à ceux qui interdisent à d’autres de vivre leur adolescence en transformant celle-ci en calvaire.

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