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La protection des droits de l’enfant exige un déblocage politique

Une quinzaine de travailleurs sociaux, psychologues et experts sont dans l’attente de la nomination d’un responsable.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 2 min

Il y a plusieurs façons pour le politique de faire de la mauvaise gouvernance : laisser un organisme en déshérence en fait partie. C’est ce que vit aujourd’hui l’institution dirigée par le délégué général aux Droits de l’enfant. Une quinzaine de travailleurs sociaux, psychologues et experts chargés de veiller à l’application de la Convention relative aux droits de l’enfant sont ainsi dans l’attente de la nomination d’un responsable, et s’ils ne sont pas aujourd’hui laissés à eux-mêmes, c’est grâce au délégué à remplacer, en poste depuis dix ans mais qui continue à exercer un mandat échu.

Cela fait plus d’un an que le dossier est en rade, provoquant, comme nous l’évoquions ce jeudi, la déstabilisation d’une institution qui s’affaiblit, se consume et meurt doucement. Le personnel, à bout, n’a d’ailleurs plus que le recours aux médias et à la pression extérieure pour forcer un déblocage.

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6 Commentaires

  • Posté par Delpierre Bernard, mercredi 18 janvier 2023, 12:54

    Peut-être la question de l'utilité de cet organisme se superposant à l'ONE (avec une quinzaine de collaborateurs) devrait sensibiliser les acteurs politiques? comment expliquer que tant les communautés flamande que germanophone se contentent l'une de "Kind en Gezin" ,l'autre de "Kaleido DG" qui exercent avec satisfaction les mêmes responsabilités que l'ONE....Mais c'est bien sûr, des places juteuses pour camarades méritants de tous partis sont créées pour y répondre. Circulez manants, on est désargenté mais on continue de distribuer à la communauté française...

  • Posté par Fonder Daniel, samedi 14 janvier 2023, 9:40

    Le problème vient d'un comité de sélection qui choisit une personne avant d'autres ... alors qu'il devrait établir une liste de nominés, de candidats probants et capables. La désignation d'un haut-fonctionnaire doit dans tous les cas relever du pouvoir politique et l'on devrait même faire ratifier ce choix par un parlement au vote secret. Tous ces candidats et candidates avec une étiquette politique doivent pour le moins faire consensus large.

  • Posté par Moriaux Raymond, dimanche 15 janvier 2023, 10:09

    Le comité de sélection a établi un classement, il n'a pas choisi. Et c'est bien sur le politique (le gouvernement) qui choisi. Mais, quand il ne choisi pas le 1er du classement, il doit justifier. Alors, on attend quoi pour faire ce que la règle prévoit ?

  • Posté par Moriaux Raymond, samedi 14 janvier 2023, 7:18

    Cette instuporation, pour insupportable qu'elle soit, n'est cependant pas neuve. Les services/administrations qui vivotent des années avec des chefs "faisant fonction" ou "ad interim", voire sans chef, ont été et sont encore monnaie courante... Mais ça, d'habitude, tout le monde s'en fout. Monsieur Devos doit arrêter de "se dévouer". Tant que ce ne sera pas visiblement le foutoir, tant que de vrais problèmes ne se poseront pas aux bénéficiaires (ou resteront dans l'ombre), le gouvernement (et pas seulement Mme Linard) ne bougera pas. Question à rapprocher du "scandale" des "Win for Life" bruxellois ...

  • Posté par Fonder Daniel, samedi 14 janvier 2023, 9:44

    Malheureusement le cas de Monsieur Devos qui a voulu faire sa politique des droits de l'enfant est sans doute à l'origine du problème. Plusieurs des candidats étant aussi de cette veine peuvent poser problème car utiliser une fonction telle que celle-ci, avec sa visibilité, mérite une très grande neutralité tant philosophique que politique.

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