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Bruxelles: une femme décède dans un commissariat de la police locale

La victime, âgée d’une quarantaine d’années, travaillait dans le milieu associatif bruxellois. A l’heure actuelle, les circonstances de son interpellation et de sa détention restent très floues. Le parquet indique que « le décès pourrait correspondre à un suicide ». En deux ans, c’est le troisième décès à déplorer dans le commissariat où se sont produits les faits.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Le Soir a appris à bonne source qu’une femme avait été retrouvée sans vie dans une cellule du complexe de la « garde zonale » de la police Bruxelles-Capitale-Ixelles, ce jeudi matin. Cette information est confirmée par la zone de police concernée, qui ne fait aucun autre commentaire sur l’affaire. Le ministère public confirme bien de son côté le décès, ainsi que l’ouverture d’une enquête. « Le parquet a été avisé et a ordonné les premiers devoirs d’enquête. Le magistrat, le labo de la police fédérale et le médecin légiste sont descendus sur place. Une autopsie a été demandée », nous répond celui-ci par courriel, ajoutant que « selon les premiers devoirs d’enquête, le décès pourrait correspondre à un suicide ».

D’après nos informations, la victime a été arrêtée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier du Châtelain, à Ixelles. Elle était visiblement en état d’ébriété et avait été placée en cellule de dégrisement. Mais les motifs et les modalités de son interpellation doivent encore être précisés.

Selon plusieurs sources policières, la victime se serait étranglée avec son pull. Une version des faits à laquelle ne croit cependant pas la famille de la victime, dont des membres se sont exprimés auprès de nos confrères de la RTBF (lire par ailleurs). Leur avocate, Selma Benkhelifa, a par le même canal dit espérer que les images des caméras présentes en cellule pourront être correctement saisies et exploitées afin d’éclairer sur les circonstances de ce décès suspect.

La RTBF a par ailleurs donné des éléments de précision au sujet de l’identité de la victime, que le Soir est en mesure de confirmer. Sourour A., 46 ans et d’origine tunisienne, avait un fils de 19 ans et travaillait dans le secteur associatif.

Trois décès en deux ans

C’est la 3e fois en deux ans de temps qu’un décès survient dans une cellule du RAC, ce commissariat dont les geôles sont sous la responsabilité de la police locale bruxelloise. En janvier et en décembre 2021, deux jeunes Algériens sans titre de séjour ont été retrouvés morts dans des circonstances qui restent encore à ce stade floues. Ces deux dossiers font à ce titre l’objet d’enquêtes judiciaires.

Dans le cas du premier décès, qui concerne un homme âgé de 29 ans nommé Ilyes Abeddou, les premiers devoirs réalisés et l’analyse des images de caméra disponibles ont révélé qu’il avait fallu 9h entre le moment du décès et le constat de celui-ci par la police.

 

Une femme décède dans un commissariat de la police bruxellois: sa famille réagit

Temps de lecture: 1 min

Une femme âgée d’une quarantaine d’années, qui travaillait dans le milieu associatif, a été trouvée sans vie, jeudi matin, dans une cellule de la « garde zonale » de la police Bruxelles-Capitale-Ixelles, rue Royale. La victime avait été arrêtée durant la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier du Châtelain, à Ixelles.

Le parquet nous indique que « le décès pourrait correspondre à un suicide ». La famille de la victime, Sourour A., conteste cette thèse par l’intermédiaire de son avocate, Selma Benkhelifa, auprès de la RTBF : « La famille ne croit pas du tout à l’hypothèse d’un suicide. On leur a dit qu’elle se serait auto étranglée avec son pull, ce qui paraît impossible ». « Ma sœur n’était pas quelqu’un de suicidaire. Elle avait un fils de 19 ans avec qui elle vivait et qui était tout pour elle. Elle ne l’aurait jamais abandonné », a déclaré la sœur de la défunte.

Une enquête est en cours au sujet des circonstances de l’interpellation et de la détention de la quadragénaire. Les images des caméras de la cellule ont été saisies et elles ont été visionnées par le Comité P.

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5 Commentaires

  • Posté par Vanloo , samedi 14 janvier 2023, 21:16

    Et encore un tir à boulets rouges sur lApauvre police, un, INFO DE BONNE SOURCE QUELLE BONNE SOURCE ? Par contre quand un policier se fait assassiner comme il y peu de temps........

  • Posté par Warum Tùculo, samedi 14 janvier 2023, 18:48

    Ça ne mérite même pas un titre dans le plus pourri des journaux...

  • Posté par Retine Marc, samedi 14 janvier 2023, 12:15

    Attendons l'enquête, mais quel CRIME grave avait commis cette femme pour se retrouver en cellule?

  • Posté par Heymbeeck Joseph, samedi 14 janvier 2023, 20:34

    c'est souvent une garde à vue imposé par la disponibilité d'un substitut. Si vous êtes arrêté un après-midi et que la justice veut vous entendre "directement" (sic), vous passez la nuit en cellule.

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, samedi 14 janvier 2023, 16:51

    Pas besoin d'avoir commis un crime grave pour se retrouver en cellule.

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