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Enseignement: les revenus de la Communauté française étranglés par la dénatalité

La Fédération Wallonie-Bruxelles tire son financement de sa vitalité démographique. Or elle est durablement en berne. En 2030, le manque à gagner flirtera avec les 340 millions d’euros.

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Chef du service Société Temps de lecture: 5 min

Seize janvier 2023, date cruciale pour la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Date cruciale parce que c’est le jour qui « compte » dans les écoles. Le jour où chaque élève régulièrement inscrit rapporte de l’argent à la Communauté française (l’autre nom de la FWB). Pour mémoire, la Fédération francophone n’a pas de pouvoir fiscal, donc très peu de ressources propres. Pour (sur)vivre, elle doit se contenter de ce que veut bien lui octroyer l’Etat fédéral, à elle et aux autres communautés (flamande et germanophone). On parle de « transferts institutionnels » coulés dans le bronze d’accords politiques passés. Les règles sont connues : l’Etat fédéral réserve une partie de ses recettes TVA (environ 21 milliards pour 2023) au financement de la Communauté flamande et de la Communauté française (les germanophones bénéficient d’un autre système).

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10 Commentaires

  • Posté par Casier Etienne, lundi 16 janvier 2023, 15:36

    La FWB est coincée par les mécanismes de financement prévus dans la Loi Spéciale de Financement. Ceux-ci mis à jour lors de la sixième réforme de l'état sont très complexes, maîtrisés par quelques professeurs d'université et devenus obsolètes. Les Communautés n’ont en outre aucun pouvoir fiscal : la faute à Bruxelles où l’on ne peut distinguer le sexe linguistique des contribuables. Ces entités fédérées dépendent donc entièrement de la dotation fédérale : 70 % de leurs recettes sont prélevées sur le produit de la TVA, 25 % sur l’IPP. Au niveau de la Flandre, le budget de la région et de la communauté est commun. Des recettes au niveau de la région flamande peuvent donc servir pour la communauté flamande. Ce qui n'est pas le cas au niveau de la communauté française. La situation de la Communauté Française est donc inextricable. Seule une fusion des budgets de la région et de la communauté pourrait apporter une solution à ce problème.

  • Posté par Chalet Alain, lundi 16 janvier 2023, 13:30

    "La Fédération Wallonie-Bruxelles tire son financement de sa vitalité démographique"... à condition que cette vitalité produise des gens qui ont envie de se former, de viser l'excellence, de travailler et de faire des choses utiles. Mais quand les dirigeants ne font qu'encourager et subsidier le contraire, il est bien évident que cela ne fonctionne pas.

  • Posté par Claude , lundi 16 janvier 2023, 10:56

    Moins d'élèves, c'est aussi moins de professeurs, mois de locaux à chauffer et donc comme le cadre n'est pas complet, le moins d'argent devrait s'équilibrer... et "moins de ministres de l'enseignement en Wallonie-Bruxelles, cela comblerait une partie du trou!

  • Posté par Fonder Daniel, lundi 16 janvier 2023, 13:48

    Il me semble que les syndicats demandent un refinancement de l’enseignement et l’engagement de plus d’enseignants …. Et surtout de ne pas allonger les carrières …

  • Posté par Lancel Patrice, lundi 16 janvier 2023, 10:35

    Fédération Wallonie-Bruxelles encore un bidule crée pour agrandir le nombre de poste ministériel ainsi que les places pour les copains désignés dans les cabinets.

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