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Bart Plugers entre floraison et blasphème

Blossom & Blasphemy

Critique - Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 1 min

Jazzthing Next Generation

C’est du jazz vocal de chambre. La voix fragile du Tongrien Bart Plugers, 25 ans, survole joliment les interventions discrètes, minimalistes, subtiles de ses musiciens : Leo Fumagalli aux sax, Lenni Torgue au vibraphone, Marko Maio au piano, Jules Martinet à la contrebasse et Clément Grin à la batterie. Sauf Lucid, de Martinet, Plugers a tout composé et écrit. Des musiques aux sonorités particulières, aux mélodies intimes, délicates et intenses à la fois. Des paroles ancrées dans la société d’aujourd’hui. Mais qui n’emportent pas l’auditeur dès la première écoute. Il faut mettre cet album en boucle pour que le son, l’atmosphère, l’élégance pénètrent davantage les oreilles. « On va de joyau en joyau dans cette magnifique sélection de chansons », écrit David Linx dans le livret. Linx fut le professeur de Plugers à Bruxelles, études qu’il a poursuivies à Lausanne avec Suzanne Abbuehl. « Blossom & Blasphemy est le premier morceau que j’ai composé pour le groupe », explique Bart Plugers. « Le titre évoque le contraste entre les deux termes, le fort et le léger, et ça sonne bien. » Ce contraste cependant pourrait être davantage marqué dans l’album : de piste en piste, on reste dans une même ambiance, délicate, certes, mais un peu trop mélancolique, grave, lente, sombre.

 

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