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«Des accords signés sont remis en cause»: l’échec de la conciliation entre Mestdagh et Intermarché

La reprise récente du groupe de supermarchés Mestdagh par l’enseigne française Intermarché a suscité une vive grogne sociale en raison du basculement vers un modèle de franchise.

Temps de lecture: 2 min

La réunion de conciliation entre syndicats et direction du groupe Intermarché s’est soldée par un échec, a indiqué mercredi en fin de soirée la présidente du Setca Myriam Delmée. Elle n’était pas en mesure de dire si les cinq magasins bruxellois en grève rouvriraient jeudi.

La reprise récente du groupe de supermarchés Mestdagh par l’enseigne française Intermarché a suscité une vive grogne sociale en raison du basculement vers un modèle de franchise. Les syndicats dénoncent aussi le non-respect d’accords antérieurs sur la précarité des contrats et la charge de travail dans les magasins.

« On nous disait d’avoir confiance, que tout ce qui existait (sous Mestdagh, NDLR) sera poursuivi tel quel. Mais des accords signés sont remis en cause. Je ne comprends pas comment il serait possible de leur faire confiance », a déclaré Myriam Delmée.

Manque de confiance

A Bruxelles et dans deux magasins en Flandre, une problématique spécifique s’ajoute : le recours à des équipes externes pour étiqueter les produits de sorte d’y faire figurer comme il se doit des informations en français et en néerlandais. La direction aurait refusé « catégoriquement » d’embaucher du personnel propre pour cette tâche, ce que n’acceptent pas les syndicats.

Les syndicats comptent distribuer un tract aux travailleurs jeudi, qui aura pour thème le manque de confiance envers la direction et, à Bruxelles et dans les magasins flamands, le problème de l’étiquetage externalisé. « Nous verrons en fonction de cela si les magasins resteront fermés », a dit Mme Delmée, regrettant le « mépris » qu’aurait manifesté la direction pendant la conciliation.

Evelyn Zabus, de la CNE, n’a pas d’autre terme : « Ce fut une réunion méprisante pour les travailleurs. » « Nous sommes encore plus bas sur l’échelle de la confiance », a-t-elle dit. Un conseil d’entreprise extraordinaire aura lieu le 24 janvier prochain, lors duquel les syndicats reformuleront leurs demandes.

 

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