Affaire Sanda Dia : des centaines de manifestants à Bruxelles contre la justice de classe et le racisme (photos)

Environ 500 personnes, selon la police, se sont rassemblées pour protester contre l’arrêt rendu dans l’affaire Sanda Dia, du nom de ce jeune étudiant décédé lors d’un bizutage organisé par des membres du cercle Reuzegom. D’après les manifestants, les peines prononcées sont beaucoup trop clémentes et teintées de justice de classe et de racisme.
La cour d’appel d’Anvers a condamné les 18 membres du cercle étudiant Reuzegom à des peines de travaux d’intérêt général allant jusqu’à 300 heures et à des amendes de 400 euros pour la mort de Sanda Dia.
« Nous ne croyons pas que la classe sociale des suspects et de Sanda n’ait pas joué un rôle dans cette histoire », disent les manifestants. « Nous ne croyons pas non plus que la couleur de peau et l’appartenance ethnique de Sanda n’aient pas joué un rôle. Aurait-on eu la même indulgence si les auteurs avaient été d’origine africaine ou maghrébine ? », s’interrogent-ils.




Les manifestants estiment que le traitement judiciaire de la mort de Sanda Dia n’est pas un incident isolé. Ils établissent un parallèle avec la mort de Mawda, Adil et Mehdi, tous tués lors d’interventions policières.
La presse en a également pris pour son grade, alors que les médias n’ont pas révélé l’identité des membres du cercle étudiants condamnés. Plusieurs manifestants ont scandé leurs noms et affichaient des pancartes reprenant l’identité des coupables.
« Nous sommes déçus par cette décision, car elle est disproportionnée par rapport à l’acte terrible qui a été commis », a déclaré M. Daizy. « Lorsque la justice favorise les personnes qui ont de l’argent et du pouvoir, il n’y a ni justice ni égalité. Cela montre une fois de plus que le racisme continue à jouer un rôle dans notre société. »















© Rossel & Cie - 2023
Pour poster un commentaire, merci de vous abonner.
S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir7 Commentaires
-
Posté par Moreau Michel, lundi 5 juin 2023, 10:33
-
Posté par Bricourt Noela, dimanche 4 juin 2023, 20:08
-
Posté par Moreau Michel, lundi 5 juin 2023, 10:03
-
Posté par Moriaux Raymond, dimanche 4 juin 2023, 17:09
-
Posté par Monsieur Alain, dimanche 4 juin 2023, 16:35
Plus de commentairesMme Bricourt, dans son commentaire ci-dessous, parle de tortures. Selon moi, elle a raison de nommer un chat un chat : il s'agit ici manifestement de tortures préméditées, organisées en bande, imposées par des personnes jouissant d'un pouvoir sur une personne sous influence, pendant de très longues heures, en crescendo, dans le but d'humilier et de souiller l'humanité même de la victime (et très probablement de procurer une jouissance perverse aux coupables - ce n'est pas pour rien qu'un des prévenu a tenté de faire disparaître son GSM et les vidéos qu'il avait faites). Même un enfant de bonne famille comprendrait les risques mortels de ces séances sadiques et leurs objectifs déshumanisant ; mais ces faits ne sont pas qualifiés de 'torture', sous le prétexte hypocrite que la victime était consentante ! C'est le même argument, mutatis mutandis, que celui appliqué depuis si longtemps aux crimes de pédophilie intra-familiale, aux viols, ou aux violences conjugales... (argument qui n'est pas encore entièrement révoqué même dans ces cas, malheureusement). Certes, le racisme s'y est ajouté, mais c'est le pur déni d'humanité et de solidarité qui est ici en pleine lumière, tant du côté Justice que du côté Presse.
Les audiences sont publiques et pourtant les médias se limitent à traiter cette affaire uniquement avec des gros titres. Pas la moindre explication alors que l'arrêt prononcé par la Cour d'appel d'Anvers est étonnant après de telles tortures.
De fait Mme Bricourt. Il semble qu'en l'occurrence la Presse a, elle aussi, jugé les faits tellement anodins que rien ne justifiait le recours à ses propres principes d'information (particulièrement après le jugement), privilégiant plutôt ses relations avec la Justice. Selon le papier d'A.Sente (Le Soir du 17 mars) la Justice avait explicitement demandé de protéger l'anonymat des prévenus... Pas celui de la victime, apparemment, que la même Presse a abondamment nommée ! Il est vrai qu'en ce qui le concerne, il n'a plus aucun futur à protéger et que sa famille n'a sans doute pas grand pignon sur rue...
Et dans le même temps, toujours pas de nouvelles de l'affaire du commissariat de la rue Royale...
Si ce n'est pas une "justice de classe", ça y ressemble fort. En même temps, qui a lu le dossier pour se faire une opinion ???