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Mariya Gabriel, caution européenne du nouveau gouvernement bulgare

L’ancienne commissaire européenne a réussi sa mission : la Bulgarie sort de l’impasse politique. Elle deviendra Première ministre dans neuf mois ; d’ici là, elle sera ministre des Affaires étrangères.
Cheffe adjointe du pôle International Temps de lecture: 2 min

Quand, le 7 mai dernier, elle reçoit la mission de (tenter de) former un gouvernement, Mariya Gabriel se met en congé de la Commission européenne. Une semaine plus tard, elle présente sa démission à Ursula von der Leyen, son portefeuille (Innovation, Recherche, Education, Culture et Jeunesse) est réparti entre les commissaires Schinas et Vestager. « Je suis confiante quant au fait que son expérience européenne dans ce collège et le précédent serviront son pays », commente alors la présidente de l’exécutif.

C’est que Mariya Gabriel apparaît alors comme la dernière carte sur un jeu politique bulgare bloqué depuis plus de deux ans, durant lesquels les électeurs se sont rendus… cinq fois aux urnes ! Le 2 avril, au soir du dernier scrutin, la situation semblait à nouveau inextricable. Les deux formations politiques arrivées en tête – le parti conservateur Gerb et la coalition réformatrice libérale CC/BD – n’imaginent en effet pas gouverner ensemble… Diverses autres formules sont alors testées, qui nécessitent de réunir plusieurs partis d’un Parlement très fragmenté. Nouvelle impasse en vue… Jusqu’à ce que les deux anciens Premiers ministres Borissov et Petkov, respectivement patrons du Gerb et de CC, finissent par s’accorder et conclure un accord de gouvernement.

Un revirement facilité, assure-t-on, par la présence de Mariya Gabriel. Laquelle deviendra cheffe du gouvernement mais seulement dans neuf mois. Dans l’intervalle, elle assumera la double fonction de numéro 2 de l’exécutif et de ministre des Affaires étrangères. Et, en mars 2024, elle prendra le relais de Nikolay Denkov, un chercheur, Premier ministre d’une équipe largement constituée d’experts. Son projet ? Pro-européen, pro-Otan, avec comme objectifs de rejoindre au plus vite les zones euro et Schengen. Surtout, il s’agit de redresser un pays en crise économique et budgétaire et de lutter contre la corruption. Une nouvelle carrière pour la quadragénaire, qui a obtenu son diplôme en relations internationales à Bordeaux avant de devenir parlementaire puis commissaire européenne.

 

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