Raphaël Pichon et Laurent Pelly s’emparent de Lakmé
Pour ce retour de Lakmé, l’Opéra-comique a confié le spectacle à deux personnalités tranchées, qui nettoient l’opéra de tout exotisme de pacotille. Raphaël Pichon, à la tête de ses Pygmalion, va au cœur de l’œuvre et de ses sentiments, sans excès mais avec une belle et intense lisibilité, qui met les chanteurs très à l’aise (imposant Nilakantha de Stéphane Degout, élégant et fervent Gérald de Frédéric Antoun). Laurent Pelly, lui, imagine des décors épurés (la cage de bambous où le vieux prêcheur tient emprisonnée sa fille), notamment dans le très poétique 3e acte. Tout cela fonctionne bien, loin d’un inutile multicolore. Reste surtout l’incarnation de l’héroïne par Sabine Devieilhe : un chef-d’œuvre de fraîcheur, de noblesse et de tendresse où la vocalise, incomparable, est toujours au service du personnage et des troubles qu’elle traverse. On revient donc à la musique et c’est très bien ainsi.
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