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La fin de l’ère pétrolière célébrée en fanfare

« Douze journalistes de six pays européens différents sillonnent l’Amérique avant les élections. À Detroit, la renaissance d’une ville autrefois richissime passe également par le graffiti.

- Temps de lecture: 2 min

L «’élection présidentielle? Pat Perry manque de s’étouffer. Comme si nous n’étions pas déjà assez ridicules aux yeux du monde!»

L’artiste fait une pause. Pas pour parler politique. Comme beaucoup, cette histoire d’élection ne l’intéresse pas. Non, il est descendu du bras articulé qui le maintient à une dizaine de mètres du sol pour voir l’effet de ses coups de spray sur le mur qu’il décore. Il est l’un des 50 artistes commissionnés pour prendre possession du quartier d'Eastern Market. Le programme fait partie d’un plan pour soutenir la renaissance de Detroit, et de ce coin en particulier, traversé par une voie verte.

Sur la fresque de Pat Perry, six membres d’un marching band improvisent une joyeuse mélodie, soufflant dans un pot d’échappement, tapant sur un bidon d’essence, tambourinant sur un pneu. Plantée sur le chapeau du musicien qui ouvre cette marche funèbre, la cheminée d’une usine de raffinement crache une dernière flamme. «Ça symbolise la fin de la civilisation du pétrole», explique Pat Perry

Célébrer la fin d’une industrie qui a fait de Detroit la ville la plus riche des Etats-Unis avant qu’elle ne s’effondre? «Et pourquoi ne serions-nous pas une référence comme centre d’une énergie plus durable? Pourquoi les batteries qui feront avancer les voitures de demain ne seraient-elles pas produites ici?»

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