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Dans l’Ohio, Trump remporte largement la guerre des pancartes

Le Soir et six journaux européens ont envoyé douze journalistes sillonner l’Amérique avant les élections. Dans l’Ohio, l’électorat blanc des banlieues périphériques aux grandes villes se mobilise pour Trump.

- Temps de lecture: 2 min

V ous venez prendre des pancartes électorales ? » L’approche est directe. Il faut dire que le temps presse. C’est une bataille de terrain que mènent les supporters de Trump dans le comté de Stark, dans l’Ohio. À Canton, une ville moyenne au sud de Cleveland, le responsable local a ouvert son bureau à 9 heures, ce lundi matin. Des sympathisants entrent et repartent avec des pancartes électorales, qu’ils planteront dans leur jardin. Ils ont du terrain à conquérir : pour l’heure, ce sont surtout des panneaux consacrés aux élections locales que l’on voit.

Cet électorat, Trump en a besoin pour conquérir ce Swing State, qu’Obama avait remporté deux fois. Il multiplie d’ailleurs les apparitions dans l’est de l’Ohio : trois rien que pour le mois de septembre. S’il a peu de chances de gagner le vote des grandes villes de l’État – Cleveland, Colombus, Cincinnati – il se doit de remporter ces banlieues majoritairement blanches. Les sondages montrent d’ailleurs que chez les indépendants et chez les salariés blancs, Trump devance Clinton de 20 points.

The frontdoor of a house in Canton, Ohio

«  Il saura faire repartir la machine, assure ce bénévole, qui ne veut pas donner son nom. Je le suis depuis 1983. Il a accompli tellement plus que la TV réalité ! C’est un homme qui aime notre Constitution, faite pour protéger le peuple américain. »

Un nouveau bénévole arrive. Il prévient : «  Je n’ai pas le droit de parler à la presse, c’est la consigne. » Cet ex-sympathisant démocrate se définit comme un hard core conservative. Il est un travailleur indépendant : « Trump est un milliardaire. Il a mené tant d’entreprises vers le succès, même s’il a aussi connu des faillites dans le New Jersey. Il comprend les entrepreneurs. »

Donald Trump a discipliné sa campagne depuis plusieurs semaines et les sondages remontent. Du coup, le parti donne des mots d’ordre stricts de silence et renvoie à des porte-parole officiels. Cette tension s’explique également par la situation en Ohio. Son gouverneur, le Républicain John Kasich, est un adversaire déclaré de Trump, qui l’a battu aux primaires républicaines. Si Ted Cruz, défait dans la même élection, a finalement déclaré qu’il voterait Trump, Kasich se fait toujours prier. L’indispensable unité du parti est fragile, et le moindre faux pas, en particulier en Ohio, pourrait faire exploser la machine en vol.

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