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Ces conspirationnistes qui soutiennent Donald Trump

Douze journalistes de six pays européens différents sillonnent l’Amérique avant les élections. Dans les rues de la Nouvelle-Orléans, un libertarien prêchant contre Barack Obama et Hillary Clinton met en évidence l’importance d’un groupe de la population qui craint le gouvernement et toute une série de menaces apocalyptiques.

Temps de lecture: 2 min

Michael DiBari a peur. Il soutient que le monde est dominé par une petite élite qui souhaite « en finir avec la majorité » des êtres humains grâce à la mécanisation du travail qui réduit les besoins en matière de main-d’œuvre. Il a peur d’être intoxiqué en mangeant des aliments transgéniques ou en se faisant vacciner. Il a également peur que l’accès à internet soit limité et est convaincu que la réforme de la santé du gouvernement de Barack Obama est un moyen de contrôler la population.

© J.Faus
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Michael DiBari est un New-yorkais de 69 ans qui s’habille comme l’Oncle Sam, ce personnage fictif qui incarne le patriotisme américain, et proclame son combat dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Il tient une échoppe dans laquelle il vend des affiches visant à humilier non seulement Barack Obama, mais également Hillary Clinton, la candidate démocrate aux élections présidentielles qui auront lieu en novembre. D’autres affiches font l’éloge de Donald Trump, à qui Michael DiBari a décidé d’accorder son vote en raison de son discours nationaliste et anti-establishment. Cet ancien dessinateur humoristique défend ses théories conspirationnistes à tous ceux qui croisent son chemin et crie à qui veut l’entendre que les attentats du 11 septembre 2001 ont été orchestrés par le complexe militaro-industriel ou que Barack Obama n’est qu’un produit de la CIA.

© J.Faus
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Au-delà de la théâtralité de ses propos, l’exemple de Michael DiBari prouve qu’il existe aux États-Unis des personnes qui adhèrent à des théories conspirationnistes et voient le gouvernement fédéral comme une menace pour leurs libertés. Donald Trump, lui, flirte avec ce groupe de personnes : il y a deux semaines, il a enfin accepté d’admettre que Barack Obama était né aux États-Unis. Les personnalités politiques libertariennes, mouvement auquel Michael DiBari s’identifie, font de même en défendant à outrance les libertés individuelles et une intervention limitée du gouvernement.

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1 Commentaire

  • Posté par Arnould Philippe, dimanche 2 octobre 2016, 17:27

    Donc, être pour les libertés, c'est être conspirationniste… Le gouvernement n'est pas la principale menace pour les libertés fondamentales ? Allez donc dire ça aux Hongrois, aux Russes, aux Chinois, aux Nord Coréens, aux Turcs…

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