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Acquitté, Bernard Wesphael règle ses comptes dans un livre «Assassin»

L’ouvrage de 236 pages sort ce vendredi, au lendemain du verdict. Il charge l’amant Oswald et un ancien prof de religion soupçonné d’avoir abusé de Véronique Pirotton durant son adolescence.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Le procès est clos, mais Bernard Wesphael n’a pas fini de parler. Aussitôt le verdict lu, l’acquitté s’est offert le luxe d’un « Devoir d’enquête » diffusé en prime time sur la « Une ». Et, dès aujourd’hui, l’ex-Ecolo publie sa vérité dans un livre, « Assassin », qui paraît aux éditions Nowfuture. Vous avez dit précoce ?

Si Bernard Wesphael s’est arrêté quelques minutes devant les journalistes à la sortie de la cour d’assises de Mons, c’est aux caméras de la RTBF qu’il aura livré, au jour le jour, le fond de sa pensée. Assis dans un canapé, cadrage soigné, l’accusé Wesphael disait ceci aux caméras de « Devoir d’enquête » : « Je suis tétanisé car, si je suis coupable, vu mon âge, c’est la fin de ma vie. Mais je crois qu’on va gagner… » Nous étions la veille du verdict. La journaliste Sylvie Chevalier a réussi à coincer l’acquitté peu après l’issue du procès : Wesphael en profite pour adresser son premier tacle aux policiers instructeurs : « Ils me reprochaient de ne pas changer de version. Ils ont monté de toutes pièces un dossier pour assassinat. Ils avaient un bon client en face d’eux. »

De tacles appuyés aux juges et aux policiers, il en sera aussi question dans « Assassin », qui sort ce vendredi (oui, ce vendredi !), grâce à l’impulsion de l’homme d’affaires liégeois Laurent Minguet. On ne traîne pas. L’ouvrage de 236 pages (19,90 euros) a été écrit avant le procès. Sa sortie était programmée. Nos confrères de Sudpresse en publient ce matin les bonnes feuilles. Sur le fond du dossier, il se montre assassin avec deux personnages clés qui ont joué, selon lui, avec le corps et le cœur de son épouse, au point de la détruire psychologiquement. L’amant de Véronique Pirotton et son ancien prof de religion.

En prison, il avait envisagé le suicide

Wesphael, qui se compare à un Saint-Bernard qui a voulu aider son épouse, règle ses comptes : avec la juge d’instruction qu’il accuse d’avoir instruit le dossier « à charge », avec le système judiciaire… Mais aussi certains médias, qu’il soupçonne de parti pris.

Ce livre est aussi un témoignage sur l’univers carcéral tel qu’il y a goûté. L’ancien parlementaire délivre de grandes réflexions sur l’utilité de la détention préventive, le sens de la prison, l’influence des religieux sur des détenus désœuvrés, le racisme et la drogue. Le suicide, aussi : « La question n’est pas de mettre fin à mes jours, mais comment, écrit Bernard Wesphael. N’ayant jamais été adroit manuellement, je ne cesse de réfléchir au moyen le plus efficace et le plus sûr : drap de lit, cordon de la TV, médicaments ? »

Un livre témoignage qui ne perd pas de temps.

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