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Pacte d’excellence: voici tout ce qui est déjà sur la table

Le Groupe central finalise ce jeudi son avis sur les réformes à mener à l’école.

Décodage - Temps de lecture: 4 min

Un jour important pour le méga-projet de réforme de l’enseignement : le Groupe central finalise ce jeudi son avis sur les réformes à mener à l’école. En clair, le Groupe central - qui rassemble syndicats, pouvoirs organisateurs, parents… - finalise ce jeudi son avis sur les réformes à mener dans l’enseignement. Cet avis sera remis au politique, en janvier dit-on, après consultation des instances de chaque partenaire.

Au fil des mois et de l’élaboration du pacte, Le Soir a révélé de nombreux aspects de ce projet de réforme. Retour sur ce qui est déjà sur la table.

Davantage de congés

Les congés de Toussaint et Carnaval passeraient de 1 à 2 semaines. Faire ceci sans raccourcir l’été (comme le pacte le suggérait d'abord) reviendrait à diminuer le nombre de jours d’école (fixé à 182/an). On propose donc de prélever des jours en juillet et août. Exemple : si le 30 juin de l’année X tombe un mercredi, l’école resterait active jusqu’au vendredi qui suit ; si le 1er septembre de l’année Y tombe un jeudi, l’école commencerait le lundi qui précède. Autre moyen de compenser : réduire ces « jours blancs » qui séparent les examens de la fin de l’année.

Un tronc commun sans redoublement

Le GC propose de créer un vrai tronc commun, allant de la maternelle jusqu’à la 3e secondaire (incluse) – le cas échéant, dans un second temps, on irait jusqu’à la 4e secondaire (incluse).

Redoubler doit devenir exceptionnel. Le CEB de 6e primaire survivrait mais perdrait sa valeur certificative (il ne s’agirait plus que d’une évaluation indicative). En revanche, le tronc commun se solderait par une épreuve certificative. Elle s’appelle le CE1D aujourd’hui. On l’appellerait désormais Certificat du tronc commun (CTC). En cas d’échec, l’élève serait versé dans une année complémentaire.

Autonomie et contractualisation

La gouvernance du système scolaire représente l’un des chapitres les plus épais des travaux du GC. On y prône l’autonomie des écoles. «Il importe de résister à la tentation de la standardisation excessive.»

Mais cette autonomie aurait un corollaire : on développerait une forme de contractualisation entre les écoles et le pouvoir communautaire, avec contrôle des résultats.

Soulager le directeur

Le GC soutient la demande d’une (vraie) assistance administrative aux directeurs du fondamental. Pour soulager les directeurs (du primaire au secondaire), on propose de «mutualiser» les taches administratives en créant des «centres de gestion» ou en favorisant des fusions d’écoles (celles-ci ne remettraient pas en question les implantations géographiques existantes et garantiraient le maintien des ressources qui leur sont actuellement accordées).

La ministre de l’Enseignement, Marie-Martine Schyns, a confirmé cette priorité dans un entretien au Soir le 22 novembre dernier  : « Chaque directeur aura un soutien administratif calculé en lien avec le nombre d’élèves ».

Une filière unique dans le qualifiant

Aujourd’hui, l’enseignement secondaire « évolue » du général de transition vers l’enseignement qualifiant et l’enseignement professionnel. Trop souvent, les dernières filières sont vécues comme la relégation de la première. « Les options sont claires désormais : il n’y aura plus qu’une seule filière de qualifiant à côté de l’enseignement de transition qui mène aux études supérieures. Le qualifiant sera orienté «métier» mais avec une possibilité de passerelle pour l’élève qui souhaiterait faire une année complémentaire lui donnant accès à un bac professionnalisant », expliquait récemment au Soir Marie-Martine Schyns.

Investir dans le maternel

Les auteurs du Pacte d’excellence considèrent qu’il faut renforcer le niveau maternel, sous-équipé, alors que c’est là que l’on coule les bases d’une scolarité sereine. Le pacte prévoit ainsi un investissement de 50 millions devant permettre d’engager un renfort de 1.100 institutrices.

Remettre l’accent sur les savoirs

Voici une quinzaine d’années, une précédente réforme a mis en exergue l’apprentissage des « compétences » au détriment des « savoirs purs ». Sans oublier les premières, la ministre Schyns veut clairement faire bouger à nouveau le curseur vers l’accumulation de « savoirs ».

 

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