Accueil La Une Économie

Shell arrête ses forages pétroliers en Alaska

Résultats décevants, coûts trop élevés, réglementation trop sévère… De quoi ravir les écologistes.

Temps de lecture: 2 min

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a décidé d’arrêter les forages pétroliers et gaziers dans les fonds marins en Alaska, a indiqué le groupe lundi.

Décevant, trop cher, trop réglementé

Les premiers forages se sont avérés décevants, les coûts en sont trop élevés, et la réglementation reste sévère, explique la compagnie.

© Reuters
© Reuters

Voilà qui devrait ravir les associations de défense de l’environnement. Elles avaient dénoncé cette décision : d’après elles, les risques sur les ressources océaniques dans cette partie reculée du monde étaient élevés.

Pour mieux comprendre, faisons un petit retour en arrière.

Shell forait déjà en Alaska en 2012, jusqu’à ce que des problèmes techniques viennent stopper l’opération. Mais la compagnie n’avait pas abandonné son projet pour autant : l’océan Arctique est une mine d’hydrocarbures, qui contiendrait 20 % des réserves de pétrole et de gaz non répertoriées de la planète, selon les estimations.

© Reporters/DPA
© Reporters/DPA

Seulement voilà, cette zone est particulièrement vulnérable au changement climatique. On estime que la fonte des glaces a triplé en dix ans.

Et pourtant, début mai 2015, le gouvernement américain autorise Shell à installer des forages de pétrole ou de gaz dans l’océan arctique au large de l’Alaska. La compagnie pétrolière débute donc ses opérations de forage en juillet. Seulement voilà, le Bureau américain de la sécurité et de l’environnement (BSEE) interdisait de creuser dans les couches pétrolifères sous-marines en l’absence d’un navire qui pouvait fermer le puits en cas de besoin.

Une fois le navire permettant ce système arrivé sur la zone de forage, l’interdiction a été levée. La BSEE déclare que même si l’activité est autorisée, elle restera sous haut contrôle de sécurité, de protection environnementale et de réaction en cas d’urgence. Les travaux sont surveillés 24h/24.

© Reporters/DPA
© Reporters/DPA

Nous sommes en août, et quand l’administration américaine accorde au groupe pétrolier anglo-néerlandais le permis pour creuser dans les couches pétrolifères sous-marines, c’est l’incompréhension du côté des écologistes. La décision est perçue comme un mauvais signal en vue de la conférence de Paris sur le climat, la COP 21. Pour l’ONG Greenpeace, forer dans l’Arctique présente « d’immenses risques pour les populations de l’Arctique, la faune et notre climat. »

© Reuters
© Reuters

Finalement, aujourd’hui, Shell se rétracte. Pour le plus grand bien de notre planète.

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Économie

Voir plus d'articles

Le meilleur de l’actu

Inscrivez-vous aux newsletters

Je m'inscris

À la Une

Retrouvez l'information financière complète

L'information financière