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La Belgique est-elle prête à sortir du nucléaire en 2025?

Le gouvernement Michel a récemment prolongé de dix ans la durée de vie des réacteurs nucléaires de Doel 1 et 2. Si, donc, le calendrier de sortie du nucléaire a de nouveau été modifié, il n’en reste pas moins qu’un « horizon » de sortie existe.

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Journaliste au service Forum Temps de lecture: 7 min

Pierre-Etienne Labeau : « Qu’est-on prêt à payer pour se passer du nucléaire ? »

Pierre-Etienne Labeau est professeur d’ingénierie nucléaire à l’ULB. Il a été à la tête du groupe d’experts internationaux qui s’est penché sur les microfissures des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 à la demande l’Agence de contrôle nucléaire.

Peut-on se passer du nucléaire d’ici à 2025 en Belgique ?

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2 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 14 décembre 2017, 11:04

    Tout est dit dans la contribution de M. Labeau. Il y aurait juste à ajouter que, au-delà du coût que nous serions prêts à supporter pour la sortie du nucléaire, il faudrait encore prendre en compte l'incapacité à satisfaire les objectifs "climatiques". Déjà aujourd'hui, la Belgique ne les remplit pas. Qu'en sera-t-il alors avec un parc nucléaire fermé? Par contre, avec M. Glorieux, on est de retour dans l'idéologique pur et dur, et dans l'a-peu près. Evidemment, aucun aspect chiffré, aucune conscience du coût et pas mal de contre-vérités ... Juste un exemple: l'interconnexion. Les Etats-unis sont également interconnectés, même beaucoup mieux que nous puisque le marché n'y connaît pas de frontières internes entre les États américains, par exemple entre la Californie et l'Oregon ou le Nevada. Cela n'a pas empêché des blackouts gigantesques de se produire en Californie lorsque, libéralisation du secteur aidant, nombre de producteurs ont cessé leur production d'électricité pour faire plus de profit, en supprimant leurs coûts de production par leur transformation en fournisseurs d'électricité virtuels achetant l'électricité sur le marché, là où elle est la moins chère, mais en faisant abstraction de la demande ... C'est ce qui nous pend au nez à vouloir sortir du nucléaire ...

  • Posté par Noterdaem Raymond, mardi 28 novembre 2017, 10:34

    Si la Belgique finit par accepter le prolongement de certaines, il serait indispensable d'inclure dans la négociation financière avec Electrabel (filiale de la française Engie) le coût du démantèlement de celles qui seront arrêtées. Où en est le Fonds de provision pour le démantèlement que Electrabel devait constituer ? Quel est son statut légal ? La nouvelle patronne de Engie vient de déclarer clairement que le nucléaire n'était plus stratégique pour son groupe ! Engie n'hésitera donc pas à abandonner cette activité en Belgique, dès que les recettes "belges" ne couvriront plus les dépenses. Ce sera alors aux contribuables belges à payer la facture, soit plusieurs dizaines de milliards d'EUR à étaler sur environ 40 ans.

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