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La peur de l’Islam

Toutes les religions peuvent justifier le pire dès lors qu’elles s’occupent de pouvoir temporel. La chronique de Vincent Engel.

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Chroniqueur Temps de lecture: 11 min

Ma dernière chronique a suscité quelques réactions sur lesquelles j’aimerais revenir cette semaine. Pour l’essentiel, il s’agit de ce qui singulariserait l’Islam par rapport à toutes les autres religions contemporaines.

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10 Commentaires

  • Posté par De Bilde Jacques, mardi 14 février 2017, 9:33

    Si l'on veut vraiment se donner la peine de comprendre le terrorisme islamiste, l'islam en général, ce n'est pas la littérature qui manque. Ainsi, par exemple, la conclusion d'un article (Les raisons d’un engagement armé Des brigadistes aux djihadistes, combattre à l’étranger) de Laurent Bonnelli, publié dans le monde diplomatique 08/2015 est très intéressante : "Mais l’analyse systématique des mécanismes concrets par lesquels des individus aussi différents se sont battus pour faire advenir des utopies opposées déplace le curseur du jugement moral vers le terrain politique. Comment, dans une période donnée, combat-on un idéal susceptible de pousser certaines fractions de la population à quitter leur pays parce que cet idéal donne sens à leur existence ? Il paraît certain que la rhétorique paresseuse de la « guerre de civilisation », qui mêle interventions militaires à l’extérieur et raidissement sécuritaire à l’intérieur, ne constitue pas une réponse". Dans son numéro de février 2015, le Monde diplomatique a publié un excellent dossier : "Attentats de Paris, l'onde de choc" qui est présenté comme suit : " Dans une accélération saisissante, les tueries de Paris, puis la mobilisation massive qui a suivi, ont fait émerger deux dynamiques, deux analyses opposées. L’une propose d’intensifier les bombardements à distance et, au nom de la sécurité, de sacrifier certaines libertés publiques. L’autre préfère insister sur les bouleversements du monde, identifier les causes d’une décomposition sociale et restituer les enchaînements qui ont conduit aux attentats". Bonne lecture

  • Posté par Michèle Plahiers, dimanche 12 février 2017, 18:05

    Dès 1161 les chevaliers de Saint-Jacques protégeaient les itinérants portant une crox rouge en forme d'épée centrée d'une coquille ou VIEIRA sur leur blanc manteaux. Ce signe de conversion, pénitence, élection et protection, était fait sur le front des enfants juifs. D'après Ezéchiel: Ne fait aucun mal au porteur du sceau de Tau". Ce qui rappelle le signe de Caïn. Le Tau c'est un augure du "bien vivre et de mieux mourir".

  • Posté par Coets Jean-jacques, dimanche 12 février 2017, 16:38

    Il est clair qu'une peur telle que l'islamophobie répond à des considérations fortement irrationnelles et que la parole d'un philosophe peut ou doit nous éclairer à travers cette irrationalité et ses ténèbres. Mais il faut aussi que le politique et le religieux se saisissent de cet enjeux : clarifier les choses, poser des principes et redonner la confiance dans la vie en commun. Les premiers semblent vouloir jeter de l'huile sur le feu ou feindre ne rien y voir de mal, les autres sont timorés ou dans l'illusion d'une religion axée sur le bien et la tolérance sans voir ceux qui la pervertissent !

  • Posté par CARION JEAN, dimanche 12 février 2017, 14:06

    "La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être.", Henri Poincare (Fêtes du LXXVe anniversaire, 21 novembre 1909). A méditer pour tout un chacun! "Liberum examen"

  • Posté par Lemaire François, dimanche 12 février 2017, 14:00

    Pour être complet et prendre un peu de hauteur, peut-être faudrait-il aussi énumérer les bains de sang perpétrés au nom d'idéologies athées, comme ceux de la Révolution française et de la Commune de Paris, pour prendre des exemples éloignés. Car sont-ce vraiment les religions ou les idéologies qui en découlent qui poussent les hommes au crime et à la haine? L'argument qui vaut pour l'Islam devrait en retour aussi bénéficier à toutes les pensées systématiques susceptibles de dérives extrémistes et sanguinaires, ou pas, dans leurs formes modérées. Il reste qu'en ce début de XXI-ème siècle, l'une de ces idéologies menace la paix plus que les autres.

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