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Ne pas poser de question, une erreur fatale

Il a longtemps été indécent, déplacé, mal vu de s’interroger sur l’argent de nos élus. On a ainsi laissé se développer un système d’auto-rémunération dont on mesure, aujourd’hui, toute la modeste ampleur.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Pierre Poujade (1920-2003) était libraire-papetier à Saint-Céré (France, sud-ouest). Il a mené la guerre contre l’impôt excessif. En 1953, il prend la tête d’un groupe de taxés- excédés et met en déroute des contrôleurs de l’impôt en visite dans les commerces de sa commune. Ce coup d’éclat fait sensation. Le poujadisme est né. Le papetier crée un syndicat (l’Union de défense des commerçants et artisans) et un parti (l’Union et fraternité française) qui, en 1956, fait élire 52 députés.

Poujade n’a pas un passé d’angelot (jeune, il a fricoté avec l’extrême droite). C’est un orateur au verbe vif, engageant un combat classique entre les petits et les gros qui goinfrent. Il attaque avec violence (et faconde) le fisc, le système, l’Etat (« vampire »), les parlementaires, les intellectuels, les fonctionnaires, les étrangers et dieu sait qui encore.

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4 Commentaires

  • Posté par Lavenne Eric, samedi 11 mars 2017, 17:45

    L'utilisation des "nous" et des "on" est preuve de perversité et de perversion , mais toute victime de "on" ou de "nous" ne peut elle même ; se défendre ; qu'en en "usitant" . Enfin :article lu; et bien "intégré"

  • Posté par CARION JEAN, samedi 11 mars 2017, 12:10

    Je ne peux que féliciter Pierre Bouillon pour cet article. Il me remet en mémoire un réquisitoire fabuleux de CICERON "Oratio in Verem De Signis"; qui met en lumière la soif d'enrichissement personnel d'un haut fonctionnaire de Rome en Sicile, sa dîme en nature, ses abus de pouvoir et la spoliation des biens publics......on est encore dans la république romaine (démocratie). Je ne peux que souhaiter que les amis lecteurs du Soir lisent ce réquisitoire (la traduction du latin existe en ligne) et vous verrez que le "rapacité et cupidité" de certains élus et hauts fonctionnaires de l'Etat n'est pas neuve mais se répète depuis des siècles! bref un signal de vigilance envoyé aux électeurs citoyens et à leurs représentants! En fait tout y est concernant les méthodes d'abus de biens publics. Bonne lecture.

  • Posté par Monsieur Alain, samedi 11 mars 2017, 10:36

    J'ai une pensée émue pour Monsieur Didier Bellens, ex CEO de la défunte Belgacom. Le PS et Mme Onkelinx en particulier, dénonçait ses revenus et l'accusait d'être "malade de l'argent" (sic). Monsieur Didier Bellens était, il le savait lui, nous pas encore, la victime expiatoire d'une idéologie de gauche que le PS entendait appliquer "aux autres", pas "aux siens".

  • Posté par Remacle Vincent, samedi 11 mars 2017, 10:29

    Le "plus choquant" n'est-il pas de gagner 40.000 euros pour participer au contrôle d'une société dont on est actionnaire ?. Ne devrait on pas dans une société publique considérer que cela fait partie intégrante de la fonction.C'est un peu le même problème au niveau des intercommunales d'ailleurs.

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