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Le lexique

Les termes utilisés dans les Carnets d’identité.

Temps de lecture: 8 min

Sociologie-islam

Charia: « la voie de Dieu » comprenant des commandements qui relèvent tout autant du culte, de la morale et du droit. La charia est issue du Coran et de la Tradition (Sunna). Elle se matérialise dans des écoles d’interprétations juridiques des textes, dites du droit islamique (fiqh). La charia est donc loin de constituer un bloc homogène.

Source : Laghmani, Slim, « Les écoles juridiques du sunnisme », Pouvoirs, n°104 (Islam et démocratie), 2003, p. 21-31.

Chiisme :Le chiisme, courant minoritaire, est surtout présent en Iran mais également en Irak ou encore au Yémen. Il a la particularité de croire en le retour de l’imam caché, dépositaire du sens ésotérique du Coran, qui est occulté depuis des siècles et dont le retour initiera le retour de la justice sur terre.

Source : Mervin Sabrina, Histoire de l’islam. Fondements et doctrine, Paris, Flammarion, 2010.

Djihadisme : Construction idéologique élaborée, à des fins politiques ou militaires, à partir du concept initial de djihad. Étymologiquement, le mot djihad est issu de la racine «j.h.d» qui indique l’« effort » en arabe. Cette racine possède un double sens: l’un concret, impliquant l’effort physique (jahd), l’autre abstrait, signifiant l’effort intellectuel (ijitihâd). Dans la doctrine chiite, l’« effort des âmes » est vu comme le djihad majeur. Dans la doctrine sunnite majoritaire, djihad signifie surtout l’effort tendu vers la recherche de solutions aux problèmes posés à la communauté musulmane. Mais le djihad désigne aussi l’action armée (sous conditions dans la tradition classique de l’islam) visant l’expansion ou la défense de l’islam.Source : Guidère Mathieu, « Petite histoire du djihadisme », Le Débat, 2015/3, n° 185, p. 36-51

Fondamentalisme : désigne la volonté (qui n’est pas propre à l’islam) de revenir aux fondements de la religion en contournant les apports de la tradition, de l’histoire ou encore de la philosophie. Cette démarche peut aboutir à un conservatisme extrême notamment sur le plan de la morale.Source : Roy, Olivier, Généalogie de l’islamisme, Paris, Fayard, 2010.

Islamisme : Mouvement contemporain (naissant à la fin des années 1920) qui pense l’islam comme une idéologie politique mais qui en appelle également à un retour aux textes et à l’islam originel des premières générations de croyants.

Source : Roy, Olivier, L’échec de l’islam politique, Paris, Seuil, 2015 [1992].

Radicalisme : Projet politique fondé sur des idées radicales, en rupture avec le contexte d’une société donnée. Le terme « radical » n’est pas nouveau. Il était déjà utilisé au 18ème siècle dans le contexte des révolutions américaine et française où il faisait référence au combat pour l’avènement de réformes sociales et politiques. Aujourd’hui encore, certains d’entre nous font des choix de vie radicaux ou ont des idées radicales. Etre radical, c’est rejeter le statu quo mais pas forcément de manière violente. Avoir un point de vue radical ne constitue donc pas en soi une menace pour l’ordre démocratique de notre société. Aujourd’hui, par l’expression « radicalisation violente », on désigne l’engagement d’un individu ou d’un groupe dans un projet politique en rupture avec l’ordre existant, fondé sur une idéologie qui rejette le pluralisme et la diversité, et qui considère que, malgré le caractère démocratique de notre système, la violence est un moyen légitime pour atteindre ses objectifs.

Source : Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violentes, https://extremismes-violents.cfwb.be/index.php?id=definitions

Salafisme : Le terme salafisme est formé sur la racine du mot « salaf » qui désigne les pieux prédécesseurs (salaf al-salih), à savoir les 3 premières générations de musulmans (le Prophète et ses compagnons, les sahaba ; leurs successeurs, les tabi’ine et, enfin, les successeurs des successeurs, les tabi’i at tabi’ine). Ces salafs sont considérés comme s’étant distingués par leur piété exemplaire. Beaucoup de théologiens musulmans vont donc faire le lien entre leur exemplarité à l’égard des préceptes et des finalités de la Révélation et leurs succès militaires. L’émergence du salafisme est très ancienne : à chaque moment de crise, lorsque des penseurs vont considérer que leur société est menacée, ils vont plaider pour un retour à l’islam des salafs. Ce retour aux pieux prédécesseurs peut se faire soit via la voie de la réforme, soit via l’imitation et le conservatisme. C’est cette dernière tendance qui représente aujourd’hui le terme salafisme dans l’opinion publique.

Source : Amghar, Samir, Le salafisme d’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident, Paris, Michalon, 2011.

Sunnisme : Courant majoritaire de l’islam regroupant environ 80-85% des croyants dans le monde. Après le décès du Prophète (en 632 de notre ère), 3 califes furent désignés pour prendre la succession de la toute jeune communauté des croyants (Oumma). A la désignation du 4ème calife, Ali (gendre et cousin du Prophète), le gouverneur de la Syrie de l’époque, Muawiya refuse de reconnaître son autorité et une guerre éclate. Le terme « sunnites » désigne les partisans de la Sunna (Tradition) qui prirent le parti de Muawiya à l’issue de l’arbitrage de ce conflit alors que le terme « chiites » désigne ceux qui continuèrent à soutenir Ali (chiat Ali en arabe, les partisans de Ali). Au 7ème siècle après Jésus-Christ donc, la communauté musulmane jusque-là unie autour de la figure du Prophète éclate en plusieurs courants pour des questions d’ordre politique. C’est la grande fitna (discorde). Par la suite, des divergences doctrinales et politiques entre les deux courants s’ajouteront à cette première crise politique. Aujourd’hui, le sunnisme est divisé en quatre grandes écoles juridiques.

Source : Cahen Claude, L’Islam. Des origines au début de l’Empire ottoman, Paris, Hachette, 1968 [1967].

Politique

Autoritarisme : Idéologie basée sur la croyance en une société ordonnée et dans laquelle tout acte contraire à la loi doit être puni sévèrement. L’autoritarisme s’appuie également sur une vision illibérale de la démocratie. Le Peuple doit demeurer souverain, et cette souveraineté doit s’exprimer par le vote majoritaire lors d’élections et de référendums. Cette volonté majoritaire ne doit toutefois pas être freinée par les principes de la démocratie libérale que sont l’État de droit et la séparation des pouvoirs.

Source : Mudde, Cas (2010) The Populist Radical Right: A Pathological Normalcy. West European Politics 33 (6) : 1167-1186.

Droite radicale populiste : Les partis de droite radicale populiste défendent un programme politique qui s’articule autour de trois composantes : le nativisme, le populisme et l’autoritarisme (voir ci-dessous).

Source : Mudde, Cas (2007) Populist Radical Right Parties in Europe. Cambridge: Cambridge University Press.

Extrême-droite : Positionnement politique radical qui s’articule autour du rejet du gouvernement représentatif et de ses valeurs démocratiques, du populisme, de la valorisation de la nation, de l’ethnocentrisme et d’un discours sécuritaire fort.

Source : Delwit Pascal et Poirier Philippe (2007) Extrême-droite et pouvoir en Europe, Bruxelles : Editions de l’Université de Bruxelles.

Nativisme: Idéologie stipulant que les états doivent être habités exclusivement par des citoyens appartenant au groupe ‘natif’ (défini de façon variable mais s’appuyant sur l’idée de la nationalité par naissance, et sur plusieurs générations), et que les ‘non-natifs’ constituent fondamentalement une menace pour l’État-Nation. Sur le plan programmatique, cela se traduit par la volonté de donner la priorité sur le plan social, politique et économique aux citoyens ‘natifs’.

Source : Mudde, Cas (2007) Populist Radical Right Parties in Europe. Cambridge: Cambridge University Press.

Partis anti-immigration : Les partis anti-immigration sont ceux considérant que la priorité politique numéro un est l’immigration, et qui proposent des politiques visant à restreindre drastiquement l’immigration et à forcer les migrants présents sur le territoire à s’assimiler à la culture majoritaire ou à quitter le pays.

Source : Fennema, M. (1997). Some conceptual issues and problems in the comparison of anti-immigrant parties in Western Europe. Party Politics, 3, 473-492.

Populisme : Le populisme est une idéologie qui repose sur l’idée que la société sera fondamentalement séparée en deux groupes : « le Peuple pur » et une « élite corrompue », et qui revendique que toute la politique s’articule autour d’une supposée « volonté générale » dudit Peuple (Mudde, 2004 : 543). Le populisme est une idéologie mince qui va peut ensuite se greffer à d’autres idéologies (libéralisme, socialisme, nationalisme, etc).

Source : Mudde, Cas (2004) ‘The Populist Zeitgeist’, Government and Opposition, 39:4, 541-563.

Sociologie-Migration

Acculturation : « l’ensemble des phénomènes qui résultent d’un contact continu et direct entre des groupes d’individus de cultures différentes et qui entraînent des changements dans les modèles culturels initiaux de l’un ou des deux groupes ».

Source : Redfield, Linton et Herskovits, Memorandum for the Study of Acculturation (1936).

Assimilation : « désigne le fait qu’un individu ou un groupe intègre la totalité des traits culturels (langue, croyance, mœurs) de la culture dominante en abandonnant ses caractéristiques antérieures. Ce processus connaît, en fait, de multiples degrés, depuis la totale assimilation jusqu’aux diverses formes de différenciation et de résistance à cette assimilation ».

Source : Pierre Ansart, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Discrimination : est « l’action de séparer, de distinguer des individus ou des groupes selon des critères sociaux particuliers. La discrimination peut être positive ou négative ».

Source : Pierre Ansart, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Intégration :« désigne le processus pas lequel un groupe social, quelles que soient ses dimensions (de la famille à la nation) s’approprie l’individu pour assurer la cohésion du groupe. Même s’il s’agit d’une relation entre un groupe et un individu, l’intégration définit une caractéristique du premier et non du second ».

Source : Philippe Steiner, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Cependant, l’intégration est le plus souvent associée, surtout dans sa définition politique, aux groupes de migrants. Une définition plus normative est fournie par la Commission européenne dans Les 11 principes de base communs en matière de politique d'intégration des migrants dans l'UE (2004). « L'intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproque entre tous les immigrants et résidents des États membres ».

Marginalisation : est le processus par lequel un individu ou un groupe d'individus s’écartent des normes de la société ou sont écartés par la société ou des groupes d’individus. La marginalisation concerne prioritairement les individus qui sont en situation de vulnérabilité sociale et de rupture des liens sociaux.

Source : Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale, 1995, Gallimard, Paris.

Ségrégation : « elle peut être sociale, raciale ou les deux à la fois. Elle procède d’une logique différencialiste, qui consiste à tenir un groupe à distance, au nom d’une différence à préserver ou à renforcer, différence réelle ou fantasmée ».

Source : Michel Wieviorka, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Stigmatisation : en suivant la définition proposée par Erving Goffman dans son livre Stigmate (1963), « est un processus par lequel des acteurs ou des institutions relèvent des traits de certains individus aux fins de les différencier et de les inférioriser. Un trait ne devient un stigmate que par la valeur négative qui lui est conféré dans une interaction. La stigmatisation vise à discréditer une personne ou un groupe de personnes ».

Source : Andrea Rea et Maryse Tripier, Sociologie de l’immigration, Seuil, 2008.

Sociologie-islam

Charia: « la voie de Dieu » comprenant des commandements qui relèvent tout autant du culte, de la morale et du droit. La charia est issue du Coran et de la Tradition (Sunna). Elle se matérialise dans des écoles d’interprétations juridiques des textes, dites du droit islamique (fiqh). La charia est donc loin de constituer un bloc homogène.

Source : Laghmani, Slim, « Les écoles juridiques du sunnisme », Pouvoirs, n°104 (Islam et démocratie), 2003, p. 21-31.

Chiisme :Le chiisme, courant minoritaire, est surtout présent en Iran mais également en Irak ou encore au Yémen. Il a la particularité de croire en le retour de l’imam caché, dépositaire du sens ésotérique du Coran, qui est occulté depuis des siècles et dont le retour initiera le retour de la justice sur terre.

Source : Mervin Sabrina, Histoire de l’islam. Fondements et doctrine, Paris, Flammarion, 2010.

Djihadisme : Construction idéologique élaborée, à des fins politiques ou militaires, à partir du concept initial de djihad. Étymologiquement, le mot djihad est issu de la racine «j.h.d» qui indique l’« effort » en arabe. Cette racine possède un double sens: l’un concret, impliquant l’effort physique (jahd), l’autre abstrait, signifiant l’effort intellectuel (ijitihâd). Dans la doctrine chiite, l’« effort des âmes » est vu comme le djihad majeur. Dans la doctrine sunnite majoritaire, djihad signifie surtout l’effort tendu vers la recherche de solutions aux problèmes posés à la communauté musulmane. Mais le djihad désigne aussi l’action armée (sous conditions dans la tradition classique de l’islam) visant l’expansion ou la défense de l’islam.Source : Guidère Mathieu, « Petite histoire du djihadisme », Le Débat, 2015/3, n° 185, p. 36-51

Fondamentalisme : désigne la volonté (qui n’est pas propre à l’islam) de revenir aux fondements de la religion en contournant les apports de la tradition, de l’histoire ou encore de la philosophie. Cette démarche peut aboutir à un conservatisme extrême notamment sur le plan de la morale.Source : Roy, Olivier, Généalogie de l’islamisme, Paris, Fayard, 2010.

Islamisme : Mouvement contemporain (naissant à la fin des années 1920) qui pense l’islam comme une idéologie politique mais qui en appelle également à un retour aux textes et à l’islam originel des premières générations de croyants.

Source : Roy, Olivier, L’échec de l’islam politique, Paris, Seuil, 2015 [1992].

Radicalisme : Projet politique fondé sur des idées radicales, en rupture avec le contexte d’une société donnée. Le terme « radical » n’est pas nouveau. Il était déjà utilisé au 18ème siècle dans le contexte des révolutions américaine et française où il faisait référence au combat pour l’avènement de réformes sociales et politiques. Aujourd’hui encore, certains d’entre nous font des choix de vie radicaux ou ont des idées radicales. Etre radical, c’est rejeter le statu quo mais pas forcément de manière violente. Avoir un point de vue radical ne constitue donc pas en soi une menace pour l’ordre démocratique de notre société. Aujourd’hui, par l’expression « radicalisation violente », on désigne l’engagement d’un individu ou d’un groupe dans un projet politique en rupture avec l’ordre existant, fondé sur une idéologie qui rejette le pluralisme et la diversité, et qui considère que, malgré le caractère démocratique de notre système, la violence est un moyen légitime pour atteindre ses objectifs.

Source : Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violentes, https://extremismes-violents.cfwb.be/index.php?id=definitions

Salafisme : Le terme salafisme est formé sur la racine du mot « salaf » qui désigne les pieux prédécesseurs (salaf al-salih), à savoir les 3 premières générations de musulmans (le Prophète et ses compagnons, les sahaba ; leurs successeurs, les tabi’ine et, enfin, les successeurs des successeurs, les tabi’i at tabi’ine). Ces salafs sont considérés comme s’étant distingués par leur piété exemplaire. Beaucoup de théologiens musulmans vont donc faire le lien entre leur exemplarité à l’égard des préceptes et des finalités de la Révélation et leurs succès militaires. L’émergence du salafisme est très ancienne : à chaque moment de crise, lorsque des penseurs vont considérer que leur société est menacée, ils vont plaider pour un retour à l’islam des salafs. Ce retour aux pieux prédécesseurs peut se faire soit via la voie de la réforme, soit via l’imitation et le conservatisme. C’est cette dernière tendance qui représente aujourd’hui le terme salafisme dans l’opinion publique.

Source : Amghar, Samir, Le salafisme d’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident, Paris, Michalon, 2011.

Sunnisme : Courant majoritaire de l’islam regroupant environ 80-85% des croyants dans le monde. Après le décès du Prophète (en 632 de notre ère), 3 califes furent désignés pour prendre la succession de la toute jeune communauté des croyants (Oumma). A la désignation du 4ème calife, Ali (gendre et cousin du Prophète), le gouverneur de la Syrie de l’époque, Muawiya refuse de reconnaître son autorité et une guerre éclate. Le terme « sunnites » désigne les partisans de la Sunna (Tradition) qui prirent le parti de Muawiya à l’issue de l’arbitrage de ce conflit alors que le terme « chiites » désigne ceux qui continuèrent à soutenir Ali (chiat Ali en arabe, les partisans de Ali). Au 7ème siècle après Jésus-Christ donc, la communauté musulmane jusque-là unie autour de la figure du Prophète éclate en plusieurs courants pour des questions d’ordre politique. C’est la grande fitna (discorde). Par la suite, des divergences doctrinales et politiques entre les deux courants s’ajouteront à cette première crise politique. Aujourd’hui, le sunnisme est divisé en quatre grandes écoles juridiques.

Source : Cahen Claude, L’Islam. Des origines au début de l’Empire ottoman, Paris, Hachette, 1968 [1967].

Politique

Autoritarisme : Idéologie basée sur la croyance en une société ordonnée et dans laquelle tout acte contraire à la loi doit être puni sévèrement. L’autoritarisme s’appuie également sur une vision illibérale de la démocratie. Le Peuple doit demeurer souverain, et cette souveraineté doit s’exprimer par le vote majoritaire lors d’élections et de référendums. Cette volonté majoritaire ne doit toutefois pas être freinée par les principes de la démocratie libérale que sont l’État de droit et la séparation des pouvoirs.

Source : Mudde, Cas (2010) The Populist Radical Right: A Pathological Normalcy. West European Politics 33 (6) : 1167-1186.

Droite radicale populiste : Les partis de droite radicale populiste défendent un programme politique qui s’articule autour de trois composantes : le nativisme, le populisme et l’autoritarisme (voir ci-dessous).

Source : Mudde, Cas (2007) Populist Radical Right Parties in Europe. Cambridge: Cambridge University Press.

Extrême-droite : Positionnement politique radical qui s’articule autour du rejet du gouvernement représentatif et de ses valeurs démocratiques, du populisme, de la valorisation de la nation, de l’ethnocentrisme et d’un discours sécuritaire fort.

Source : Delwit Pascal et Poirier Philippe (2007) Extrême-droite et pouvoir en Europe, Bruxelles : Editions de l’Université de Bruxelles.

Nativisme: Idéologie stipulant que les états doivent être habités exclusivement par des citoyens appartenant au groupe ‘natif’ (défini de façon variable mais s’appuyant sur l’idée de la nationalité par naissance, et sur plusieurs générations), et que les ‘non-natifs’ constituent fondamentalement une menace pour l’État-Nation. Sur le plan programmatique, cela se traduit par la volonté de donner la priorité sur le plan social, politique et économique aux citoyens ‘natifs’.

Source : Mudde, Cas (2007) Populist Radical Right Parties in Europe. Cambridge: Cambridge University Press.

Partis anti-immigration : Les partis anti-immigration sont ceux considérant que la priorité politique numéro un est l’immigration, et qui proposent des politiques visant à restreindre drastiquement l’immigration et à forcer les migrants présents sur le territoire à s’assimiler à la culture majoritaire ou à quitter le pays.

Source : Fennema, M. (1997). Some conceptual issues and problems in the comparison of anti-immigrant parties in Western Europe. Party Politics, 3, 473-492.

Populisme : Le populisme est une idéologie qui repose sur l’idée que la société sera fondamentalement séparée en deux groupes : « le Peuple pur » et une « élite corrompue », et qui revendique que toute la politique s’articule autour d’une supposée « volonté générale » dudit Peuple (Mudde, 2004 : 543). Le populisme est une idéologie mince qui va peut ensuite se greffer à d’autres idéologies (libéralisme, socialisme, nationalisme, etc).

Source : Mudde, Cas (2004) ‘The Populist Zeitgeist’, Government and Opposition, 39:4, 541-563.

Sociologie-Migration

Acculturation : « l’ensemble des phénomènes qui résultent d’un contact continu et direct entre des groupes d’individus de cultures différentes et qui entraînent des changements dans les modèles culturels initiaux de l’un ou des deux groupes ».

Source : Redfield, Linton et Herskovits, Memorandum for the Study of Acculturation (1936).

Assimilation : « désigne le fait qu’un individu ou un groupe intègre la totalité des traits culturels (langue, croyance, mœurs) de la culture dominante en abandonnant ses caractéristiques antérieures. Ce processus connaît, en fait, de multiples degrés, depuis la totale assimilation jusqu’aux diverses formes de différenciation et de résistance à cette assimilation ».

Source : Pierre Ansart, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Discrimination : est « l’action de séparer, de distinguer des individus ou des groupes selon des critères sociaux particuliers. La discrimination peut être positive ou négative ».

Source : Pierre Ansart, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Intégration :« désigne le processus pas lequel un groupe social, quelles que soient ses dimensions (de la famille à la nation) s’approprie l’individu pour assurer la cohésion du groupe. Même s’il s’agit d’une relation entre un groupe et un individu, l’intégration définit une caractéristique du premier et non du second ».

Source : Philippe Steiner, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Cependant, l’intégration est le plus souvent associée, surtout dans sa définition politique, aux groupes de migrants. Une définition plus normative est fournie par la Commission européenne dans Les 11 principes de base communs en matière de politique d'intégration des migrants dans l'UE (2004). « L'intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproque entre tous les immigrants et résidents des États membres ».

Marginalisation : est le processus par lequel un individu ou un groupe d'individus s’écartent des normes de la société ou sont écartés par la société ou des groupes d’individus. La marginalisation concerne prioritairement les individus qui sont en situation de vulnérabilité sociale et de rupture des liens sociaux.

Source : Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale, 1995, Gallimard, Paris.

Ségrégation : « elle peut être sociale, raciale ou les deux à la fois. Elle procède d’une logique différencialiste, qui consiste à tenir un groupe à distance, au nom d’une différence à préserver ou à renforcer, différence réelle ou fantasmée ».

Source : Michel Wieviorka, Dictionnaire de sociologie, Le Robert/Seuil, 2000.

Stigmatisation : en suivant la définition proposée par Erving Goffman dans son livre Stigmate (1963), « est un processus par lequel des acteurs ou des institutions relèvent des traits de certains individus aux fins de les différencier et de les inférioriser. Un trait ne devient un stigmate que par la valeur négative qui lui est conféré dans une interaction. La stigmatisation vise à discréditer une personne ou un groupe de personnes ».

Source : Andrea Rea et Maryse Tripier, Sociologie de l’immigration, Seuil, 2008.

 

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