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La social-démocratie reste sans voie

La défaite des socialistes très « libéraux » aux Pays-Bas inspire un tweet de gauche à Paul Magnette. Bien vu. Mais comme c’est compliqué... Analyse.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Le tweet matinal de Paul Magnette jeudi (« L’élection néerlandaise démontre une fois de plus que les socialistes tentés par la voie libérale se condamnent eux-mêmes à la défaite ») est un peu un cri du cœur de la part de Monsieur Ceta, en plus d’être de bon sens, mais la réalité est moins catégorique, comme toujours dans ces cas-là.

Deux réflexions au passage.

La première : égarées dans des politiques dites « libérales sociales » dans les années nonante et suivantes, pétrifiées par la grande crise financière de 2008 (elles paient cash leur impuissance à la décoder, en tirer les leçons et provoquer les réformes nécessaires), les formations socialistes et social-démocrates restent en quête d’une nouvelle radicalité. Une radicalité utile. Qui puisse recréer de l’adhésion populaire et, dans le même temps, faire repartir la pendule du « progrès ».

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1 Commentaire

  • Posté par Swde , samedi 18 mars 2017, 13:47

    Bonne analyse. Ne pas trop vite enterrer la "3 ème voie" (qui a quand même permis à Tony Blair de gagner 3 élections d'affilée et qui sur le plan socio-économique a été la période la plus florissante de l'après guerre pour la GB. Sûr qu'un jour on réabilitera le bilan de Blair sur ce plan-là - on ne parle évidemment pas de la guerre d'Irak ou des problèmes de gouvernance inhérents à de trop longues périodes de pouvoir - le PS wallon n'a pas de monopole sur ce sujet). La preuve: Macron, en passe d'être le prochain vainqueur de la présidentielle, ne fait rien d'autre que se placer sur le même espace que Blair, 20 ans auparavant. Un revival en quelque sorte. Renzi, sur un terrain similaire, n'a pas totalement réussi, mais personne ne doute qu'il s'est juste mis entre parenthèse pour mieux revenir. Au fond, il y a quelques règles simples: là où le centre est encombré - comme en Wallonie, avec 4 partis qui peuvent/ont déjà cohabité(er) au pouvoir, il y a sans doute nécessité de réinvestir dans plus de radicalité - sans perdre son centre néanmoins. Exercice complexe pour le PS talonné par le PTB - même si ce dernier a l'air de mordre sur tous les électorats, y compris au MR - qui ne pourra se perdre trop à gauche au risque de se couper de sa classe moyenne au profir des 3 autres partis du centre. Rien à voir avec la France ou la GB où la gauche et la droite s'étant radicalisé, le centre est resté vacant. Au-delà de cette axe gauche-droite, il faut tenir compte des systèmes électoraux et, surtout, de l'émergence d'un nouvel axe: celui de la fermeture/ouverture au monde globalisé, ainsi qu'à l'Union Européenne. Ce qui complique évidemment le référentiel d'analyse.

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