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Les partis traditionnels se comportent en propriétaires de la machine publique

Les petits partis entretiennent un rapport prudent avec le pouvoir. Les vieux et grands partis, qui ont eu le temps de coloniser l’Etat, se comportent, eux, en propriétaires.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Joli coup. Bien vu. C’est malin. Olivier Maingain, le président de Défi (FDF), a prié les 191 mandataires de son parti de déballer toutes les « rémunérations et avantages de toute nature liés à l’exercice de leurs mandats ».

Ils l’ont fait (à trois ou quatre traînards près). Les chiffres ont été rendus publics. Verdict ?

Nickel chrome. Les règles sont respectées. On ne relève aucun salaire indécent. Circulez, merci.

On se doute que Maingain a organisé son petit coup APRÈS avoir vérifié que ses mandataires étaient tous bien dans les clous. Quand on fait visiter sa maison, on s’assure qu’elle est bien proprement proprette.

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6 Commentaires

  • Posté par Lavenne Eric, mardi 21 mars 2017, 21:22

    Solution pseudo absurde : Posséder une cinquantaine de partis traditionnels ; tous propriétaires des rouages de la machinerie publique. (A parts équivalentes; cela va de soi) et si par malheur, s'y retrouveraient encore des "oubliés", je propose de passer de la cinquantaine , très vite à la centaine..

  • Posté par stals jean, dimanche 19 mars 2017, 11:19

    Depuis l'affaire PUBLIFIN, où les barons, que dis-je les empereurs d'un socialisme "résolument moderne" comme disait le poète, en prennent plein la gueule et je suis de ceux qui pense qu'ils n'en prennent pas encore assez; plein la gueule. je me dis que le MR, et tous ses aficionados enragés d'un l'ultralibéralisme à la Trump, comme les jésuites de chez les cathos d'ailleurs échappent un peu trop facilement un peu trop vite à la vindicte journalistique et partant populaire. De cet espèce d' acharnement tout azimut, parfaitement justifié bien entendu sur les rouges mais jamais de honte, sur Moreau et sur Gille, au MR et chez les cathos on rigole comme des bossus...C'est très injuste. Sans la complicité et les collabos du CDH et du MR, la gigantesque nébuleuse PupliFin de Moreau n' aurait pu exister et n'existerait tous simplement pas, de plus les cumulards de mandats publico-privés à la tonne sont bien entendu aussi nombreux au CDH et au MR que chez les socialos où ils se retrouvent tous copains comme cochon,et cochonnes, femmes, fils, filles "frères" "soeurs" cousins cousines dans les centaines d' intercommunales en tous genre et pour tous les goûts. Sans évoquer leurs complice de Flandre, comme la NV-A qui n'est pourtant pas ni véritablement eux d'obédience socialisante... Flinguer les socialos de carnaval OK . Mais que diable ceux qui ont nagé et et qui nagent encore en compagnie de mafieux "Kasak" ou pas "kasak" d'envergure mondiale, ne s'appellent pas forcément Moreau pas forcément Gille... j'ai les noms comme disait Coluche...

  • Posté par Monsieur Alain, dimanche 19 mars 2017, 18:32

    Oui mais ... Oui mais, en Wallonie et plus particulièrement à Liège ce sont les socialistes qui mènent le bal et qui fixent les règles. Pour exister un peu aussi, les autres n'ont d'autre choix que de ramasser les miettes que les socialistes veulent bien leur laisser pour le prix de leur adhésion au système qu'ils ont mis en place.

  • Posté par De Bilde Jacques, dimanche 19 mars 2017, 10:03

    Ce qui m'étonne le plus, c'est qu'on a l'air, tout à coup, de découvrir certaines pratiques à travers l'affaire Publifin, de découvrir aussi que les partis sont "les propriétaires de la machine publique". Quel est le rouage essentiel d'une démocratie parlementaire? Les partis politiques. Ainsi, par exemple, qui a présenté le remplaçant de Paul Furlan? Le Président de l'exécutif wallon, Paul Magnette? Non! Elio Di Rupo, le président du PS. Lorsqu'on connaît un tant soi peu la mécanique institutionnelle on ne doit pas se draper derrière une indignation feinte ou réelle. Le système de partage du "gâteau" existe depuis plusieurs décennies. Et tout le monde en est un peu complice lorsqu'il s'agit de défendre son intérêt personnel. Les permanences des politiques sont pleines de "clients" qui sollicitent un emploi, une habitation sociale, un permis d'urbanisme, etc. Bref, une faveur. En ce qui concerne la répartition des "postes," toute institution confondue, tous les partis politiques traditionnels usent de leur influence, en fonction de leur poids politique, pour faire nommer ou désigner un proche, ami politique, ami tout court ou parfois aussi un membre familial (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même). Cela me fait penser à un couplet d'une chanson de François Béranger : Qui est donc responsable Des maux qui nous accablent? Les coupables, bien sûr, Ce sont toujours les autres Mais surtout jamais nous Pauvres larves impuissantes Quand allons-nous cesser D'être témoins de tout?

  • Posté par Monsieur Alain, samedi 18 mars 2017, 21:18

    On en marre aussi de ne parler que de ça prétendent certains journalistes qui voudraient qu'on s'intéresse plus aux programmes et aux projets. Comment adhérer à une utopie quelconque quand ses promoteurs sont à ce points éloignés de nos valeurs fondamentales ?

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