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A Nice, un difficile combat contre la radicalisation

Dans la ville meurtrie, des associations luttent contre l’endoctrinement islamiste. L’une d’entre elles a été fondée par la famille de la première victime musulmane de la tuerie du 14 juillet. Mais le combat est titanesque et les résultats, limités.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 7 min

A l’entrée de la promenade des Anglais, des plots ont été installés pour faire barrage aux véhicules-béliers. Les camions meurtriers, comme celui conduit le 14 juillet par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, ne passeront plus à proximité de ce kiosque à musique où l’on voit encore des fleurs en hommage aux 86 victimes. Sur les hauteurs de la ville, dans le parc du château, Latifa Charrihi, 31 ans, se souvient de la nuit d’horreur. Sa maman était la première victime du camion fou. « Rien ne sera jamais plus comme avant», raconte-t-elle. Elle s’est sentie doublement victime. Parce qu’elle a perdu l’être qui lui était le plus cher et parce qu’elle a été désignée par certains comme coupable. «Après l’attentat, on a voulu déposer des fleurs. Mes sœurs et ma tante étaient voilées. Un homme nous a lancé : « Tiens vous vous déplacez en meute, maintenant ? ». Je lui ai dit: « Notre maman est morte ». Il m’a répondu : « Tant mieux, ca en fera une de moins !».

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