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Des humains au chevet des crapauds

La migration amoureuse des batraciens a débuté. Timidement. Des volontaires arpentent de nuit le bitume pour aider leurs protégés à traverser les routes en sécurité.

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La saison des amours bat son plein. Un mâle – de petite taille, comme il se doit – tente une approche d’accouplement sur une demoiselle crapaud deux fois plus grande. La technique est celle de l’amplexus. Ses pattes munies de velcro s’accrochent au corps de la femelle qu’il cherche à escalader par le dos. Mais d’un vif étirement de cuisses, la belle se défile. Et se réfugie contre la paroi opposée du seau que Didier Goethals tient par l’anse et qu’il déverse doucement de l’autre côté de la route.

Vêtu d’une vareuse jaune fluo, lampe torche à la main, il orchestre la migration printanière des batraciens. Après avoir passé l’hiver, léthargiques, tapis sous des feuilles dans des bosquets, les crapauds sont pris d’une frénésie reproductrice une fois les beaux jours revenus. De fin février à début mai, les voilà alors à traverser les routes, inconscients du danger automobile, vers les mares et étangs de leurs amours.

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