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Sensibilisation scolaire: de la nature dans la classe

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Le succès est toujours au rendez-vous. Voilà 16 ans qu’Adalia existe et autant d’années que l’ASBL de sensibilisation à l’abandon des pesticides propose des kits d’élevage de coccinelles ou de papillons aux écoles maternelles et primaires. Début mars 2017, date de la fin des inscriptions, 340 écoles wallonnes ont répondu présentes.

«  En tout, ce sont 988 classes qui font actuellement de l’élevage de ces insectes, amis du jardinier, se réjouit Isabelle Bourge, directrice d’Adalia. Les plus petits, maternelles et début des primaires, optent préférentiellement pour les papillons ; alors que les coccinelles sont l’apanage des plus grands.  »

Peut-être parce que les larves se nourrissent d’autres animaux vivants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont bon appétit : une larve de coccinelle dévore jusqu’à 150 pucerons par jour durant ses 3 semaines de croissance avant de former une crisalide. Soit bien plus que les coccinelles adultes.

«  La sensibilisation commence donc par apprendre à reconnaître les larves de coccinelles, pour inviter les enfants à ne pas les écraser. Elles ressemblent à de petits crocodiles noirs à six pattes, si différentes de l’allure de l’insecte adulte  », poursuit Isabelle Bourge.

Pour satisfaire la gloutonnerie infantile de ses descendants, une femelle coccinelle pond ses yeux préférentiellement sous une feuille colonisée par des pucerons. Comment repère-t-elle leur emplacement ? Elle se fie à son odorat et suit, comme un fil d’Ariane, le parfum si particulier des pucerons. «  Dès lors, si vous voulez avoir des coccinelles chez vous, vous devez tolérer quelques pucerons au jardin  », conseille Isabelle Bourge.

Concrètement, les classes participantes reçoivent un vivarium dans lequel il y a suffisamment à manger pour que les larves parviennent à l’état adulte. Ensuite, au bout d’une trentaine de jours d’élevage, la petite dizaine de coccinelles adultes sera relâchée dans la nature par les écoliers.

Produite dans la ferme d’élevage visétoise Adavalue, il s’agit d’une espèce endémique à deux points, Adalia Bipunctata , caractéristique des milieux fermés, comme les vergers ou les buissons. Sa cousine à sept points est quant elle une résidente des milieux ouverts comme les prés.

Quant au papillon Belle-Dame ou Vanesse des chardons, prisé des plus petits, il est lui aussi issu d’une espèce indigène (bien que produit dans une ferme anglaise). Alors que leurs chenilles causent parfois des nuisances au jardin en croquant quelques feuilles, une fois adultes, ces papillons sont de précieux pollinisateurs. Leur présence au jardin révèle l’état de bonne biodiversité de ce dernier.

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