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Grand Baromètre: à Anvers, Bart De Wever pâlit, Groen bondit

Selon le sondage Le Soir-RTL-Ipsos, la N-VA est en sévère recul mais le parti nationaliste garde (et largement) la main.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Première ville de Flandre, Anvers n’a pas été touchée par les scandales qui ont ébranlé la ville de Gand. Le sondage Le Soir-RTL-Ipsos opéré dans la métropole, sur les intentions de vote aux prochaines communales, reproduit des tendances perceptibles d’une façon générale en Flandre (l’érosion de la N-VA, singulièrement) et reflète, bien sûr, des dynamiques internes.

Aux dernières communales (celles d’octobre 2012), Bart De Wever écrasait la concurrence locale en amassant 37,7 % des suffrages. Un raz-de-marée. Quatre ans et demi plus tard, c’est le ressac. Les nationalistes déchantent. Ils sont crédités de 29,3 % (soit un recul de 8,4 points). C’est un recul sévère mais le parti nationaliste garde (et largement) la main.

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Aussi, pour la plupart des Anversois, Bart De Wever reste la personnalité politique locale la plus appréciée (34 % des sondés veulent le voir rester au mayorat).

Même en recul, le chef de la N-VA voit sa politique locale soutenue – elle est singulièrement axée sur la sécurité (lutte contre la drogue, la radicalisation…), la mobilité (en faveur de la voiture), l’aide aux entreprises, des tours de vis dans le social et les dépenses de la ville.

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Groen, le SP.A et qui ?

Face à la N-VA qui ? Personne ? Si : il s’est formé un duo Groen-SP.A qui ambitionne, avec l’appui de la société civile anversoise, de faire barrage au leader nationaliste (et, singulièrement, à son projet de bouclage du ring d’Anvers). Jouable ? Seul, évidemment non. Mais si le bond spectaculaire des écologistes anversois se confirme au scrutin, l’association socialiste-verts sera un partenaire crédible pour tenter une coalition avec un troisième larron et renverser l’actuel maître de la place.

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A Gand, VLD et PTB profitent des affaires

Temps de lecture: 1 min

On a pensé un temps que le virus de l’argent fou n’avait touché que les intercommunales liégeoises. On a vite vu que le mal était général et qu’il touchait l’ensemble du domaine public wallon, bruxellois et flamand.

Au nord, c’est Gand, notoirement, qui a été sous le feu. En cause : Publipart, SA créée à partir d’intercommunales impliquant plusieurs communes et singulièrement Gand. Coup classique (… banal ?) : ses administrateurs ont palpé du lourd.

Autre affaire secouant la ville : Siegfried Bracke, président de la Chambre, a été pris à détenir un mandat chez Telenet. Il en a démissionné, avant d’annoncer qu’il renonçait à conduire la liste N-VA à Gand aux prochaines communales.

L’impact de ces affaires sur l’électeur ? S’il reste premier dans la ville, le cartel au pouvoir (SP.A/Groen) glisse de 45,5 % (résultat des communales de 2012) à 38,8 %. Le VLD progresse (de 16,5 à 22,5 %). Le PTB (PVDA) progresse dans une moindre mesure (de 2,9 à 5,8 %). Les autres partis sont globalement stationnaires.

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