Débat présidentiel: le mode d’emploi d’un affrontement à onze candidats

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C’est une grande première en matière de débat. Jamais l’ensemble des candidats en course pour l’Elysée ne s’étaient affrontés lors d’un avant-premier tour. Pour l’occasion, le « grand débat », animé par les journalistes Ruth Elkrief et Laurence Ferrari, devra durer 3h30.

Nathalie Arthaud, François Asselineau, Benoît Hamon, François Fillon, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont Aignan, Jean Lassalle, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen seront disposés en arc de cercle autour des deux journalistes.

11 participants, 15 minutes de temps de parole

Outre la minute d’introduction et de conclusion, les candidats parleront au total un gros quart d’heure chacun. Dans l’entourage des aspirants à l’Elysée, les réactions sur ce temps de parole font monter la pression. Dans le camp d’Emmanuel Macron, l’importance est de travailler « à être concis ». Le leader d’En Marche ! s’est démarqué à plusieurs reprises à cause de ses répliques longues et parfois confuses.

Dans l’entourage de Benoît Hamon, on craint déjà une « confusion ambiante accentuée par le format à onze (…) il y aura un peu de frustration ». Jean-Luc Mélenchon a quant à lui exprimé son « scepticisme » sur son blog.

Thèmes abordés

Devant un public de 220 personnes, composé essentiellement de leurs proches, les candidats débattront sur trois thèmes principaux.

1. « Comment créer des emplois ?  ».

2. « Comment protéger les Français ? ».

3. « Comment mettre en œuvre votre modèle social ? ».

À chaque question, les prétendants à l’Elysée auront 1 minute 30 pour répondre et pourront s’interpeller. Une coupure de 6 minutes sera prévue après le premier thème pour permettre aux candidats de consulter leurs proches.

Outre les trois grands thèmes, les candidats devront se présenter en répondant en une minute à la question : « qui êtes vous ?  » et concluront sur « comment rassembler les Français ? ».

Les portables proscrits

La polémique est née du premier débat. François Fillon avait répondu à des SMS de son entourage au cours de l’affrontement. Cette fois, à la demande d’une majorité des candidats, les téléphones portables seront interdits.

 
 
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