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Le redoublement coûte 386 millions par an

L’échec scolaire entraîne le redoublement et le décrochage. Le redoublement coûte 386 millions et le décrochage permet d’en épargner 240. Lutter contre l’échec ne rapportera donc pas énormément.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Cinq cents millions ? Six cents ? Bien des montants sont cités quand on évoque le coût du redoublement en Communauté française. L’administration de l’Enseignement vient de faire ses comptes. Le montant est plus (un peu plus) raisonnable que ce que l’on entend souvent. Le redoublement, pour l’année 2015, a coûté 386 millions.

Le calcul est fondé sur le coût annuel d’un élève (en termes de subventions, d’encadrement). Montant que l’on multiplie par le nombre d’élèves en retard au fondamental (maternel/primaire) et au secondaire. En maternelle, le nombre d’élèves en retard représente un coût de 3,6 millions. Au primaire, la facture s’élève à 44 millions. Au secondaire, où la faucheuse s’emballe, le coût est de 337 millions.

Total : 386 millions, donc.

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44 Commentaires

  • Posté par Parmentier Luc, mercredi 12 avril 2017, 9:27

    Un des gros problèmes de l'enseignement : beaucoup de gens qui n'ont jamais enseigné ou qui ont quitté l'enseignement- ET qui ont oublié d'où ils venaient- se croient "experts" de l'enseignement ....Si on ajoute à cet ensemble quelques pédagogues très théoriciens ....l'avenir est incertain ....et on risque de recommencer quelques boulettes décrétales en oubliant d'écouter les véritables "acteurs de terrain " expérimentés et qualifiés ET pour la grande majorité d'entre eux , passionnés et professionnels dans leur métier ......

  • Posté par Jaspers Marie, mercredi 12 avril 2017, 2:50

    Pour qu'une remédiation soit vraiment efficace, il y a deux conditions à remplir :1)un faible nombre d'élèves car chacun a "ses" questions qui diffèrent de celles des autres et les réponses aux questions des autres ne les intéressent pas. 2) il faut qu'ils aient revu la matière pour être conscients de ce qui leur pose problème de manière précise. Quand, ils ne l'ont pas fait et ont un sentiment diffus d'incompréhension, ce qu'ils demandent c'est une redite du cours mais cela n'est pas de la remédiation et c'est inefficace (cf PH.MEIRIEU, "Que peut l'éducation", sur Youtube).Ainsi la solution prétendue salvatrice par le PACTE sera un échec car les élèves ne verront pas la matière, au préalable, par eux-mêmes, et par suite n'auront pas de questions précises à poser tout au moins dans le cycle inférieur.

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 11 avril 2017, 23:03

    Il y a un article que les acteurs du PACTE auraient eu intérêt à lire :" Que peut enseigner l'école flamande à l'école francophone?", Jean Hindriks, Professeur d'économie à l'UCL et KUL.

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 11 avril 2017, 21:25

    Les informations au sujet de la désacralisation de l'enseignement Finlandais livrées par le journal LE MONDE, datent de 2013 et pourtant aucun pédagogue ou politique n'en a fait état, POURQUOI?Notre enseignement nécessitait une remise en question, certes, mais pourquoi celle-ci ne s'est-elle pas faite sur une analyse profonde, rigoureuse des problèmes qui nous étaient propres et qui ne font que s'amplifier au cours des réformes successives mises en place depuis quarante ou cinquante ans?Quel sens cela a-t-il de copier le système éducatif d'une société qui n'a aucun point commun avec la nôtre?Si nos pédagogues et politiques n'avaient pas d'idées personnelles de renouvellement et qu'ils en étaient réduits à copier, pourquoi ne pas s'être inspirés du système en vigueur en Flandre aussi ...meilleure?

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 11 avril 2017, 20:39

    SUITE COM 25. On est loin des vertus des méthodes pédagogiques considérées comme incontournables pour résoudre nos problèmes de redoublement et d'iniquité.De plus," Les enfants finlandais sont-ils au moins heureux dans leur école?". La réponse est NON.Le désamour des petits Finlandais pour leur école est une traduction du malaise induit par des pédagogies prétendument "innovantes" et qui déstructurent, de fait, la personnalité des enfants et des adolescents.Il en résulte une angoisse envahissante. Le mal être psychique des élèves est chez nous un redoutable facteur d'indiscipline tandis qu'il alimente en Finlande toutes les formes de conformisme. Les élèves s'ennuient terriblement! Est-ce ce type d'enseignement que parents et enseignants veulent en FWB? SUITE COM 26

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