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Débat sur la binationalité: «Je ne suis plus moi si on m’arrache une de mes nationalités»

Les résultats du référendum en Turquie a fait surgir un début de débat sur la double nationalité. Que signifie la double-nationalité pour ceux qui la possèdent ? Témoignages de Belgo-Turcs, bien ancrés en Belgique, mais aussi reliés à leur terre natale ou celle de leurs parents…

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 7 min

C ’est un peu comme une tête à deux corps », résume métaphoriquement Seyma Gelen, Belgo-Turque arrivée en Europe à l’âge de cinq ans. « On ne peut m’en arracher aucun des deux, sans quoi je ne suis plus l’être que je suis. »

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5 Commentaires

  • Posté par Fuld Daniel, mercredi 19 avril 2017, 23:46

    Beaucoup de jeunes Turcs font leur service militaire en Turquie. Ce choix devrait être considéré comme une renonciation à la nationalité belge surtout dans le contexte actuel. Ceci n'est pas seulement valable pour les Turcs.

  • Posté par Monsieur Alain, vendredi 21 avril 2017, 19:42

    Porter les armes aux couleurs d'un Etat qui nous manifeste autant d'hostilité interpelle.

  • Posté par Stoob Spyridon, mercredi 19 avril 2017, 14:45

    On ne peut avoir une double allegiance. C'est comme être athée et croyant en même temps. Personnellement je suis de nationalite allemande mais j'habite en Belgique depuis 50 ans. Ne pas avoir la nationalité belge ne m'a pas empêché de me sentir chez moi ici en Belgique. Mais je ne suis pas belge et donc j'accepterais que certains avantages ne soient réservés qu'a eux. On ne peut pas bénéficier de tout ce que ce pays offre et en même temps dire que l'on s'intéresse pas a lui mais à un autre, c'est foncièrement malhonnête. Ces personnes feraient quoi s'il y avait conflit entre ces deux pays? Alors que s'il ne garde que la nationalité "de son coeur" , on peut toujours partir dans ce cas sans être en porte a faux par rapport a sa préférence. Peut être il faut leurs demandé cela a leur majorité et alors qu'il fassent le choix. On ne peut pas obliger qui que se soit d'aimer un pays mais a partir du moment que l'on a choisi d'être citoyen de ce pays on ne peut pas avoir un autre choix (hormis pays ne respectant pas les droits démocratiques de ses citoyens évidement). J'aurais préféré avoir la nationalité européenne mais hélas ca ne se fera pas de mon vivant.

  • Posté par Possen Victor, mercredi 19 avril 2017, 11:24

    Il est injuste de décider (voter) de l’avenir des citoyens d’un pays en n’y habitant pas et surtout de ne pas subir les conséquences du choix. Ma réflexion s’adresse pour tout pays.

  • Posté par Monsieur Alain, mercredi 19 avril 2017, 9:43

    Merci pour cette approche très éclairante. Je reste néanmoins terriblement heurté par le discours de Mr Erdogan à notre égard qui nous traite (nous européens) à longueur de discours, de nazis, de croisés, de fascistes, etc.... Dès lors que la grande majorité des belgo-belges a voté pour Mr Erdogan je ne peux m'empêcher de considérer qu'elle adhère à cette réthorique et là, ça coince vraiment.

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