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À Bruxelles, une gare routière s’impose

Le gouvernement bruxellois a approuvé les conclusions d’une étude de Bruxelles Mobilité sur le développement du secteur. A terme, une gare de 16 quais sera nécessaire.

- Temps de lecture: 3 min

C’est une évolution que les défenseurs de l’environnement regrettent, mais qui est indéniable : le transport de passagers par autocars, qui génère bien plus de pollution que le train, est en plein développement en Europe. Et Bruxelles doit y faire face, selon une étude de Bruxelles Mobilité dont le gouvernement bruxellois vient d’approuver les conclusions.

Chez nos voisins allemands et français, le marché du transport interrégional a été libéralisé (en 2013 chez les premiers, en 2015 pour les seconds), avec pour conséquence une véritable explosion du secteur. En Allemagne par exemple, le trafic est passé de 8 millions de trajets en 2013 à 20 millions en 2014, et une ville comme Berlin enregistre quelque 1.500 départs d’autocars par semaine. Et comme notre ville se trouve à la croisée des routes entre le nord et le sud de l’Europe, elle n’échappera pas à ce phénomène. D’autant que trois opérateurs importants sont déjà présents dans la capitale (Eurolines, Ouibus et Flixbus), sans compter les compagnies plus modestes qui effectuent de 25 à 50 départs par semaine vers le Maghreb depuis la gare du Midi, les autocars de navette vers l’aéroport de Charleroi notamment ou les simples cars de touristes en voyage organisé. Il y a actuellement 8 opérateurs en tout sur Bruxelles, pour 160 cars par jour, dont la moitié est en transit. Et à brève échéance, ce nombre pourrait doubler.

D’où la nécessité, souligne l’étude, de prévoir rapidement des infrastructures d’accueil pour ces cars : il n’y a actuellement aucune gare routière digne de ce nom à Bruxelles. C’est-à-dire avec salle d’attente, zone de chargement des appareils mobiles, espace de repos pour les chauffeurs et salle de douche.

Aménager la gare du Nord

Dans un premier temps, l’aménagement du sous-sol de la gare du Nord, qui accueille déjà des bus de De Lijn, pourrait suffire, estime l’étude, mais il faudra très vite compléter l’offre par la création d’une nouvelle infrastructure. L’étude suggère d’aménager dans un premier temps, et « pour une durée de quelques années », une petite gare routière à proximité de la gare du Midi, rue de France. L’érection d’une véritable gare routière de 16 quais deviendrait ensuite indispensable et devrait être programmée à l’horizon 2025.

L’étude analyse ainsi les différents sites qui pourraient accueillir une telle gare. Et si Delta, le Ceria ou Bordet ne manquent pas d’atouts, c’est une nouvelle fois le quartier de la gare du Midi qui présente le plus d’avantages aux yeux de Bruxelles Mobilité, dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier. Soit sur le site Philips, du côté de la rue des Vétérinaires, soit en cas de reconstruction des bâtiments de la SNCB rue de France.

L’investissement, observe Bruxelles Mobilité, ne pourrait qu’être bénéfique au développement du tourisme dans la capitale.

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