130km/h sur autoroutes? «Une très mauvaise idée», juge Maxime Prévot

« Cela pourrait accroître considérablement la gravité des accidents, » estime Maxime Prévot, vice-président wallon. © Dominique Duchesnes
« Cela pourrait accroître considérablement la gravité des accidents, » estime Maxime Prévot, vice-président wallon. © Dominique Duchesnes - Dominique Duchesnes

Suite à une étude approfondie et inédite de l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) sur les limitations de vitesse sur autoroutes, François Bellot (MR), ministre fédéral de la Mobilité a estimé ceci : «  Une stratégie visant à développer des vitesses intelligentes sur nos routes ne signifie pas uniquement envisager des limites de vitesse à la baisse. Dans les zones fluides et non-accidentogènes, je souhaite également rendre possible l’installation de tronçons d’autoroute à 130 km/h. » Le ministre fédéral compte faire « parvenir l’étude à ses collègues régionaux et l’ajoutera comme point de discussion à l’ordre du jour du prochain Comité exécutif des ministres de la Mobilité (CEMM). »

Maxime Prévot (CDH), concerné par la problématique en tant que vice-président de la Wallonie et ministre wallon des travaux public, réagit déjà au souhait de son confrère libéral du gouvernement fédéral : « Augmenter la vitesse maximale sur autoroute de 120 à 130 km/h est une très mauvaise idée car cela pourrait accroître considérablement la gravité des accidents, ce qui est d’ailleurs confirmé par tous les spécialistes de la sécurité routière, dont l’Agence wallonne de la Sécurité routière (AWSR). »

Un confort pour les automobilistes

De son côté, Touring se dit « pour » ces augmentations ciblées de limite de vitesse. « Il faut bien étudier les endroits et les moments pour permettre le 130km/h car notre réseau routier est plus dense que dans les pays voisins de la Belgique, comme l’Allemagne », tient à préciser Danny Smagghe, porte-parole de l’association d’automobilistes. Il ajoute : « Le passage de 120 à 130 km/h représente un confort pour les automobilistes qui n’auraient plus le sentiment d’être frustrés par une réglementation trop stricte. Permettre de rouler plus vite, c’est s’assurer que les usagers respecteront davantage les limites de vitesse, y compris celles des zones dynamiques. »

L’IBSR, lui, plaide pour le maintien du 120km/h comme règle générale, avec l’introduction de limitation dynamique. Sans contredire le ministre Bellot, l’Institut se montre circonspect sur l’intérêt réel de passer à 130km/h. Cette limite-là, affirme l’Institut, ne réduit les temps de parcours que de manière peu significative mais, par contre, augmente le risque d’accidents mortels.

 
 
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