Accueil Économie

Les banques ont encore des progrès à faire

Le gendarme des services et marchés financiers a noté 106 injonctions en 2014. Le respect des règles est susceptible d’amélioration.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Les plaintes concernant le conseil en placements ont diminué de deux tiers en l’espace de deux ans et c’est sans aucun doute grâce aux actions de la FSMA. « Et ce n’est pas nous, c’est l’ombusdman des produits financiers qui le dit », commente le président de l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA). Jean-Paul Servais n’est pas peu fier du travail de son organisation pour l’année 2014.

Les inspections en agences ont identifié 210 faiblesses au « devoir de diligence ». Car depuis l’adoption de la directive MiFID qui oblige les banques à établir le profil de risque de leur client et vérifier que le produit proposer correspond à ses connaissances, et il y a lieu de vérifier comment l’implémentation s’applique dans la pratique.

Après avoir quelque peu lobbyé pour obtenir l’autorisation légale, la FSMA est désormais habilitée à pratiquer le « mystery shopping ». En 2014, c’est 201 visites qui ont été effectuées dans cinq banques. Des visites anonymes réalisées dans des banques qui avaient déjà reçu une visite d’inspection du personnel de la FSMA. Objectif : le « client potentiel » doit tester la cohérence des informations et la méthodologie utilisée.

Que constate-t-on lors de ces visites ? Les institutions financières ne sont pas pires, mais pas franchement meilleures que leurs voisines européennes. Première bonne nouvelle : les points d’attention notés lors des visites annoncées sont les mêmes que lors des visites anonymes. Ensuite, si les banquiers respectent de l’ensemble relativement bien les directives européennes, ils se concentrent cependant trop sur le profil de risque établi du client et pas assez sur sa situation personnelle. Dans 40 % des cas, les conseils offerts aux clients n’étaient pas cohérents avec son profil d’investisseur. Plus problématique, 43 % des expériences ont montré qu’il existait des manquements au niveau de l’information divulguée, notamment sur le prix du produit.

Cependant, tempère la FSMA, le « mystery shopper » n’est jamais passé à l’acte d’achat et n’a donc jamais enclenché le système informatique, ultime garde-fou qui peut bloquer la transaction. « Les résultats seraient sans doute meilleurs », affirme Jean-Paul Servais.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Économie

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retrouvez l'information financière complète

L'information financière
références Voir les articles de références références Tous les jobs