Richard Ferrand, ministre de Macron, épinglé par le «Canard enchaîné»

Richard Ferrand est le ministre de la Cohésion des territoires du premier gouvernement de l’ère Macron. © AFP / Stéphane de Sakutin.
Richard Ferrand est le ministre de la Cohésion des territoires du premier gouvernement de l’ère Macron. © AFP / Stéphane de Sakutin.

Il était l’un des premiers à « marcher » pour Emmanuel Macron. Aujourd’hui ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand est le premier des ministres à être crossé par le Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique révèle que les Mutuelles de Bretagne ont loué des locaux appartenant à sa compagne à l’époque où Richard Ferrand en était le directeur.

Selon le « Canard », les faits remontent à 2011 : à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

Son fils engagé comme assistant parlementaire

L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une Société civile immobilière (SCI) et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs « en mauvais état ». Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, la valeur des parts de la SCI « a été multipliée par 3.000 » six ans plus tard. Selon plusieurs experts, ce montage n’est pas illégal. Le problème pourrait se situer au niveau moral.

Par ailleurs, le fils aîné de l’ex-socialiste a été employé « quelques mois » en 2014 comme assistant parlementaire pour un montant total brut de 8.704 €.

« C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire », a ironisé M. Ferrand interrogé par BFMTV.

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1. « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié, alors que Marine Le Pen demande la démission du ministre.

Le gouvernement d’Edouard Philippe tient sa première « affaire ».

 
 
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