Un million de voyages au quotidien

Le métro reste le moyen de transport privilégié devant le tram et le bus. © Pierre-Yves Thienpont.
Le métro reste le moyen de transport privilégié devant le tram et le bus. © Pierre-Yves Thienpont.

La Stib a présenté ce mardi son rapport d’activités pour l’année 2016. Passage en revue des éléments clés qui ont jalonné le parcours de la société de transports en commun.

1 La fréquentation. C’était bien sûr le point délicat, les attentats du 22 mars ayant entraîné la fermeture du réseau de métro ainsi qu’une baisse de fréquentation sensible dans les semaines qui ont suivi sa réouverture complète. Bilan ? 369,5 millions de voyages ont été enregistrés l’an passé sur l’ensemble du réseau. Soit 700.000 de moins qu’en 2015. Une baisse plutôt modérée même si la Stib avait pris l’attitude de voir ce chiffre grimper chaque année et ce, depuis des lustres. « Avec un million de voyages par jour, il s’agit d’un résultat stable même si l’on peut parler d’une mini-différence », analyse Brieuc de Meeûs, le patron de la Stib. Stabilité aussi sur le podium puisque le métro reste le plus séduisant (36,5 % des voyages) devant le tram (34,2) et le bus (29,3). Au rayon financier, les revenus sont toutefois en baisse de 4 %. Un manque à gagner dû à la légère baisse de fréquentation mais aussi à la modification à la baisse de la grille tarifaire des abonnements scolaires, affirme le CEO de la Stib.

2 Au compteur. Au total, les véhicules de la Stib ont parcouru pas moins de 45,6 millions de kilomètres soit 2,1 % de plus qu’en 2015. L’offre a été renforcée sur 28 lignes de bus et 25 lignes de tram en heures creuses, durant la soirée ou le week-end. « Nous avons étendu notre offre là ou les gens en exprimaient la demande », expose Brieuc de Meeûs.

3 Taux de satisfaction. Selon le baromètre de l’Ipsos, les clients ont décerné un 7,1/10 à la Stib contre 7 tout rond un an plus tôt. « C’est un chiffre tout à fait incroyable, se réjouit Brieuc de Meeûs, non sans inquiétude. Nous sommes désormais obligés de faire mieux ou en tout cas de nous maintenir, c’est donc à la fois une belle récompense mais aussi une belle exigence. »

4 De l’électrique en test. On le sait, c’est tout d’abord sur la formule hybride que mise la Stib. « Le futur se rapproche de plus en plus puisque les premiers bus hybrides sont commandés et vont arriver fin 2018 », rappelle Brieuc de Meeûs qui met aussi l’accent sur l’électrique « pur jus ». On le sait des tests vont ainsi être menés sur le réseau dès l’année prochaine. Des tests nécessaires afin de choisir le bon modèle. « Il existe d’une part la possibilité de charger le bus avant de le laisser rouler et, d’autre part, une technologie qui permet de recharger le bus sur la ligne. Ces processus sont en cours et nous seront en mesure de lancer la première ligne de bus électrique en test dans le courant de l’année 2018 ». A terme, 4 lignes devraient être concernées parmi lesquelles celle du 64 qui devrait voir débarquer un bus articulé. Rappelons encore qu’un « midibus » devrait, lui, arpenter le Pentagone. « Ce n’est donc plus un concept, cela va devenir une réalité. » L’essai du bus bi-articulé mené il y a quelques semaines sur la ligne 71 ne devrait, lui, pas être transformé, à entendre le patron de la Stib qui pointe notamment des difficultés en termes de largeur de voirie mais aussi un manque d’espace dans les dépôts. Sans compter le prix. « Cela coûte une fortune. »

5 Côté tram. Exit les vieux modèles munis d’un marchepied. « Nous avons passé commande pour 175 nouveaux trams tant pour remplacer les anciens modèles que pour étendre la flotte dès début 2018, poursuit le patron de la Stib. Cela n’a rien d’anodin puisque la dernière commande du genre date d’il y a 15 ans. »

6 Jobs. La Stib reste le plus important employeur de la Région bruxelloise avec pas moins de 8.295 collaborateurs (7.975 équivalents temps-plein) fin 2016 soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente et de 40 % par rapport à l’an 2000. Parmi les 767 nouveaux venus, 15 % sont des femmes. Trop peu, estime le CEO. « Nous allons mener des actions plus fortes dans l’idée d’atteindre les 50 %. » En 2017, la société de transports en commun prévoit d’élargir encore son cadre, 650 recrutements étant annoncés ainsi que l’arrivée de 109 jeunes pris en formation premier emploi. « On les prend sous notre aile durant un an en vue de les aider à s’insérer sur le marché du travail. »

7 Sécurité. La Stib a recruté 122 agents de sécurité supplémentaires. Des potelets de béton ont en outre été installés à l’entrée des stations de métro et des écluses anti-véhicules devant les tunnels réservés au tram. Dont coût : 8 millions d’euros.

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