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Les devoirs à l’école: pas le fric, pas le courage

Le Pacte d’excellence évoque l’idée de faire ses devoirs à l’école, et plus à la maison. Problème : l’affaire réclamerait de l’argent et un peu de courage. Et nous n’avons ni l’un ni l’autre.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

C’était la pénitence quotidienne. On appelait ça les « vingt mots. » Chaque jour, l’instituteur nous donnait une liste des plus jolies saloperies de la langue française. Il fallait les bloquer à domicile. Et chaque matinée scolaire démarrait par une dictée (cotée, faut pas charrier).

C’était du drill.

Des pédagogues ont fait déposer cette pratique militaire au rebut. En attendant, c’est grâce à cette torture journalière que nous pouvons écrire « accueil », « bétaillère », « œillet », « ornithorynque » et « solennellement » sans l’aide de quiconque, comme un grand.

Il y avait plus chien que les vingt mots. Il y avait ce verbe quotidien, qu’il fallait maîtriser de l’indicatif présent à l’impératif passé. On s’est tapé les plus salauds du répertoire (d’asseoir à pétrir), à tous les modes et à toutes les saisons.

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