Accueil

Collusion avec la Russie: de nouvelles révélations sur le gendre de Donald Trump

Jared Kushner aurait demandé de communiquer secrètement avec la Russie.

Temps de lecture: 2 min

À son retour à Washington, samedi soir, de son premier déplacement à l’étranger, Donald Trump devra faire face à de nouvelles révélations dans l’affaire des liens avec la Russie, qui touchent désormais l’un de ses plus proches conseillers, son gendre Jared Kushner.

Une demande qui date de fin décembre

L’ambassadeur russe Sergueï Kisliak a rapporté à ses supérieurs que Jared Kushner, devenu depuis conseiller en affaires étrangères de Donald Trump, avait proposé début décembre d’établir un canal secret de communication avec le Kremlin, cherchant à contourner les voies de communication traditionnelles entre les deux pays, a rapporté le Washington Post, citant des responsables américains.

Jared Kushner est allé jusqu’à suggérer d’utiliser des bâtiments diplomatiques russes afin de « protéger ces discussions pré-investiture de toute surveillance » par le gouvernement américain, selon le quotidien qui assure que le compte-rendu de ces conversations à Moscou par son ambassadeur a été intercepté par les services de renseignement américains.

Coopération accrue avec la Russie

Le New York Times ajoute que l’objet de ces « communications secrètes » était de discuter en toute discrétion d’une coopération accrue avec la Russie sur le conflit syrien.

« Nous avons des canaux informels de communication avec de nombreux pays. Cela nous permet de communiquer de manière discrète », a défendu samedi le général H.R. McMaster, le patron du Conseil de sécurité nationale (NSC) américain, au cours d’une conférence de presse téléphonique en marge du sommet G7 en Italie. « Cela ne m’inquiète pas », a-t-il ajouté.

De l’espionnage

La mise en cause de Jared Kushner dans l’affaire russe, fragilise toutefois un peu plus Donald Trump qui a déjà dû se séparer de son précédent conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, et voit plusieurs membres de son équipe de campagne – en particulier son ancien directeur de campagne Paul Manafort – ciblés par l’enquête du FBI.

« Si un officier du renseignement américain avait fait quelque chose de cet ordre, nous aurions considéré ça comme de l’espionnage », a réagi l’ancien directeur de la CIA sous la présidence de George W. Bush, John McLaughlan, sur la chaîne MSNBC, résumant le sentiment d’incrédulité à Washington.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Sur le même sujet

Aussi en

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une