Présidentielle: Macron accuse des médias russes d’avoir été «des organes de propagande»

Emmanuel Macron a reçu Vladimir Poutine ce lundi à Versailles pour une première rencontre. Interrogés par les journalistes, les présidents sont revenus sur les polémiques impliquant la Russie lors de la présidentielle française.

Emmanuel Macron a expliqué sa décision, à l’époque, de bannir des médias russes, Russia Today et Sputnik, lors de ses meetings : « Ces médias ne sont pas comportés comme des organes de presse, mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins ».

Quant aux soupçons d’une ingérence russe dans l’élection française et du soutien de Vladimir Poutine à Marine Le Pen, celui-ci réfute toute accusation.

« Elle vient systématiquement à Moscou. Sa vision des racines européennes. Ça ne veut pas dire que nous avons essayé d’influencer les résultats des élections, d’ailleurs c’est quasi impossible. Nous ne sommes pas des enfants, nous sommes des hommes sérieux », a réagi Vladimir Poutine.

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Des dossiers brûlants

Lors de la conférence de presse, Emmanuel Macron est également revenu sur les dossiers brûlants abordés pendant un entretien avec son homologue russe. « Sur la Syrie, (…), notre priorité absolue est la lutte contre le terrorisme […] et en particulier Daesh. Je souhaite une collaboration accrue avec la Russie sur ce sujet  », a-t-il assuré.

Le président français a évoqué « la ligne rouge » dans ce conflit : « L’utilisation d’arme chimique par qui que ce soit fera immédiatement l’objet d’une riposte » de la France.

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Après la Syrie, Emmanuel Macron est revenu sur la situation en Ukraine et a rappelé sa « volonté d’aboutir à une désescalade de ce conflit ».

Les deux présidents ont également abordé le cas des « personnes LGBT en Tchétchénie et des ONG en Russie ». Emmanuel Macron a demandé un « suivi extrêmement régulier » et a promis d’être « constamment vigilant ».

« Des points de rapprochement »

De son côté, Vladimir Poutine a insisté sur « les points de rapprochement. Je suis persuadé que les intérêts premiers de la France et de la Russie dépassent ces points de frictions. Les relations économiques sont croissantes ».

Les présidents se sont mis d’accord sur la mise en place d’« un forum franco russe des sociétés civiles ». « Comme cela existe entre Russie et Allemagne ».

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