L’histoire de la futaie qui voulait être un bois à Waterloo

Les habitants veulent préserver le site, la commune aussi.
Les habitants veulent préserver le site, la commune aussi. - D. R.

C’est l’histoire d’un lieu capable de faire feu de tout bois pour faire croire dans l’esprit des riverains qu’il est autre chose que ce qu’il est par nature. Une partie du bois des Bruyères n’est, en effet, à Waterloo, qu’une futaie qui s’est développée entre le bois proprement dit et l’avenue des Pâquerettes.

Pas étonnant que les habitants aient pris l’habitude d’aller se promener là le week-end pour y goûter un peu de fraîcheur et de verdure. Des passants tout étonnés d’apprendre que cette partie du bois faisait partie de la zone artisanale dite Fiat que la Région wallonne avait décidé de muer en zone rouge, donc à bâtir, à condition de réaliser un plan communal d’aménagement, dit « PCA Gare-Infante ». Dans ce cadre, la zone artisanale pourrait accueillir jusqu’à 45 logements à l’hectare, tandis que la futaie serait en partie utilisée par l’Institut des Sacrés-Cœurs qui trouverait là un environnement plus adéquat qu’en plein centre de la commune.

Mais quand les habitants ont appris la nouvelle, ils sont immédiatement sortis du bois pour s’insurger contre la disparition d’une partie du bois ou pour demander que la commune sauvegarde un des derniers poumons verts de la cité. Difficile cependant quand on n’en est pas propriétaire…

Devant la volée de bois vert, la bourgmestre Florence Reuter (MR) est allée trouver le propriétaire du terrain afin d’essayer de trouver un accord. Et ce propriétaire s’est finalement trouvé être fait du bois dont on fait les flûtes puisqu’il a accepté de faire bouger l’institut hors de la futaie pour l’installer sur l’ancien site Fiat. La bourgmestre a pu l’annoncer ce lundi soir au conseil communal : « C’est une avancée majeure dans le dossier du plan communal d’aménagement du plateau de la gare. »

Florence Reuter a eu également l’occasion de rappeler que, si un lotissement devait un jour prendre place sur cette zone, elle demanderait au promoteur, au titre de charge d’urbanisme, de céder gratuitement toute la partie du bois des Bruyères installée en zone rouge afin de protéger l’ensemble comme bois communal. Il ne reste plus qu’à toucher du bois pour que cela se concrétise.

En attendant, la bourgmestre a déjà su démontrer qu’un proverbe espagnol avait toute sa pertinence : « Toute porte est de bois, toute femme est de chair. »

 
 
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