L’ancienne joueuse de tennis Margaret Court épinglée pour propos homophobes: «Les transgenres sont l’oeuvre du diable»

L’ancienne joueuse de tennis Margaret Court épinglée pour propos homophobes: «Les transgenres sont l’oeuvre du diable»
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Margaret Court, devenue révérende à Perth après sa carrière, est une légende du tennis féminin international avec un record absolu de 24 titres en Grand Chelem. Lors d’un entretien accordé à l’antenne locale de Christian Vision Radio mercredi, elle a prétendu que « les lesbiennes étaient nombreuses dans le tennis ». « Il y a énormément de joueuses professionnelles lesbiennes. De mon temps, il y en avait déjà mais maintenant elles sont partout. Les joueuses lesbiennes classées au top entraînent de plus jeunes femmes qui les idolâtrent dans leurs fêtes et autres et c’est comme cela que le phénomène se propage », avance-t-elle.

Quant aux transgenres, ils sont, selon Margaret Court, « endoctrinés ». « C’est l’oeuvre du diable. Hitler l’a fait, le communisme l’a fait et à présent, nos enfants sont à nouveau endoctrinés. Non seulement en Australie mais partout dans le monde, les enfants sont contaminés ».

Les allégations de Margaret Court ont évidemment suscité maintes réactions de la part de membres du circuit. Samantha Stosur pense ainsi que certaines joueuses demanderont à ne pas devoir jouer à la Margaret Court Arena lors des prochains Internationaux d’Australie. Martina Navratilova (qui revendique son homosexualité) a appelé à changer le nom du stade Margaret Court de Melbourne ou à boycotter celui-ci.

Court refuse pour sa part de se dédire. « Je ne retire aucun mot. Je n’ai rien contre les autres orientations sexuelles, je veux seulement les aider », a-t-elle encore déclaré.

La fédération australienne de tennis a pris ses distances avec les allégations de Margaret Court mais n’a pas l’intention de modifier le nom du stade qui porte son nom depuis 2003.

La semaine dernière, l’ex-championne s’était déjà distinguée dans une lettre ouverte au journal « The West Australian » où elle indiquait qu’elle ne prendrait plus place dans un vol de la compagnie aérienne Qantas parce que son directeur avait ouvertement déclaré son soutien au mariage homosexuel. La loi australienne ne reconnaît pas encore le mariage homosexuel.

 
 
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