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Donald Trump a la rancune tenace

Le maire de Londres Sadiq Khan a subi les foudres du président américain suite à l’attentat de Londres.

Commentaire - Correspondant aux Etats-Unis Temps de lecture: 2 min

Depuis New-York

Le président des Etats-Unis a la rancune tenace. Pour avoir naguère fustigé la volonté du candidat Donald Trump d’interdire de territoire tous les ressortissants étrangers de confession musulmane, puis, plus récemment, dénoncé le décret anti-immigration (travel ban) retoqué par la justice américaine, le maire de Londres Sadiq Khan vient d’en faire les frais.

La justice renvoie dans ses filets Trump et son décret anti-immigration

Via Twitter, le milliardaire new-yorkais s’en est pris à celui qui venait de déclarer à ses administrés qu’il n’y avait «  pas de raison de s’alarmer  » après l’attentat de Londres, survenu samedi soir. «  Au moins 7 morts et 48 blessés dans une attaque terroriste et le maire de Londres dit qu’il n’y a pas de raison de s’alarmer !  », a tweeté Trump dimanche à l’aube.

Dans ses attaques outrancières, Donald Trump est seul, comme souvent. La Première ministre britannique a volé au secours de Sadiq Khan, en assénant qu’il faisait « du bon boulot », avant d’ajouter qu’elle n’avait pas peur de dire ses quatre vérités au locataire de la Maison-Blanche, « quand il dit des choses erronées ».

Autodémolition

Avec les alliés traditionnels des Etats-Unis, l’entreprise de démolition signée Donald Trump poursuit sa course folle : May avait déjà dû émettre un impérieux avertissement à l’encontre de la Maison-Blanche le mois dernier, après que les renseignements communiqués par les Britanniques aux Américains sur l’attentat de Manchester s’étaient retrouvés aussitôt dans les journaux outre-Atlantique. En mars, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer avait laissé entendre que les services de renseignement techniques du Royaume-Uni (GCHQ) auraient aidé Barack Obama à placer sur écoute la tour Trump durant la phase de transition présidentielle. Un mensonge éhonté, qui avait déjà provoqué une grosse colère de Theresa May, décidément embarrassée par ce matamore de président américain, auquel elle pourrait bien décider de ne plus s’adresser que lorsqu’elle y est vraiment obligée. Quant à Londres, il faudra sûrement une invitation royale pour qu’on y déroule un jour prochain le tapis rouge devant Donald Trump.

 

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