“Cohoming” et “hacker houses”, les nouveaux espaces de travail

Après avoir longtemps choisi le coworking, les indépendants et jeunes entrepreneurs se dirigent vers d’autres espaces et manières de travailler comme le “cohoming” et les “hacker houses”.

Pour un indépendant ou un jeune entrepreneur, trouver un espace de travail peut s’avérer onéreux. À Bruxelles, le loyer mensuel d’un espace de coworking s’élève facilement à 300 euros. Et qui dit espace de coworking ne signifie pas forcément collaboration et motivation. Les starters ont donc tendance à travailler à la maison avec les risques que cela comporte : baisse de motivation, de productivité et de rentabilité.

 

À domicile mais avec d’autres indépendants

Une des solutions ? Le “cohoming”, du coworking à domicile. L’idée : ouvrir son domicile ou se rendre chez un particulier pour travailler et stimuler la collaboration. “Le travail en groupe est plus stimulant. Parfois, de la magie en ressort”, assure Antonello Di Mauro, cofondateur de Workipity, plateforme belge de cohoming. Indépendant, Antonello connaît la solitude des free-lances. “On est seul dans son coin, il est difficile de se lancer et de créer son réseau quand on ne connaît personne. Et on a très peu de moyens pour louer un bureau dans un espace de coworking.” En mai 2016, il crée une page Facebook pour développer un réseau de cohoming, quelques mois plus tard il ouvrira une vraie plateforme en ligne. “Parce que c’est plus facile d’interagir avec quelqu’un dans son salon que de se greffer à une communauté existante dans un bureau de coworking”, justifie-t-il.

 

La “Hacker House”,
pour se concentrer sur son projet

Travailler à domicile pour stimuler la collaboration et construire son réseau, le concept a été poussé encore un peu plus loin avec l’apparition des “Hacker Houses”, d’abord dans la Silicon Valley, aujourd’hui en Europe.

 

De prime abord, cela ressemble à une colocation classique. Dans les faits, tous les colocataires ont ou vont lancer leur start-up et font tout pour connaître le succès dans une habitation hyper connectée, entre auberge de jeunesse et un incubateur d’entreprises. Les starters vivent, dorment et travaillent au même endroit avec un seul objectif : la réussite. L’isolement est l’ennemi de l’entrepreneur. Dans une “Hacker House”, tout le monde s’entraide et apporte sa pierre au projet de son colocataire. Rien à voir avec du piratage informatique, donc ! Au contraire. Échange de bonnes pratiques, création de communauté et de réseau, premiers tests et réactions, cette colocation permet aux jeunes entrepreneurs d’accélérer la phase de création.

 

Pas indéfiniment pour autant. En moyenne, un locataire reste quelques mois dans une “Hacker House”, le temps de se lancer, de se développer ou… d’abandonner.

www.workipity.be

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