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Top 10 chez Elsen

Plus de 1.600 lots sont au programme de la 133e vente chez Elsen, le 10 juin prochain. Prélude avec une sélection de dix pièces, des monnaies mais également des médailles, jetons et décorations

Temps de lecture: 3 min

Commençons par l’époque de l’empire romain avec un rarissime denier frappé vers 69-70 en Germanie inférieure durant la guerre civile et la révolte de Julius Civilis et des Gaules. On y voit au droit une tête masculine jeune et casquée tandis que le revers présente Victoire clouant un casque sur un trophée, référence à l’anéantissement de la « Legio XV Primigenia » qui avait été créée vers 40 dans la foulée des campagnes en Germanie ou en Grande-Bretagne. Cette pièce ne se trouve ni dans la collection du British Museum ni dans la collection de la Bibliothèque nationale de Paris. H. Mattingly signale l’existence de trois deniers et un aureus dans cette série frappée en Germanie inférieure. Un exemplaire au type représenté ici faisait partie de la collection Evans (lot 268, estimation 3.500 euros). Le superbe denier qui suit (lot 269) date de la même époque et porte une estimation légèrement supérieure (5.000 euros).

Louis d’or, essai et jeton

Passons aux Pays-Bas méridionaux avec un gros compagnon au lion frappé à Meraude (actuellement Poilvache, près d’Yvoir) sous Jean l’Aveugle vers 1337-1340 au titre de roi de Bohème. Cette pièce extrêmement rare est une imitation des gros compagnons de Flandre et de Brabant avec la bordure de douze feuilles (lot 816, estimation 2.000 euros). Relevons également le lot 841, une très belle rixdale frappée en 1558 à Hasselt sous Robert de Berghes, attendue 1.500 euros. Pour le cinquième arrêt, nous sommes en France, sous Louis XIV avec un louis d’or à la mèche courte datant de 1644. Très rare dans cette qualité, cette pièce à la tête laurée est attendue autour des 4.000 euros (lot 1.234). Evoquons à présent un des lots phares de la vacation (lot 1347) : une pièce rarissime frappée en 1815 à Utrecht, sous Guillaume Ier (1815-1840), roi des Pays-Bas. On y voit un chevalier debout avec épée et ruban. Cette monnaie est en réalité une épreuve destinée au commerce avec les pays baltes n’ayant pas circulé et dont il n’a été frappé que 12 essais, d’où son estimation de 45.000 euros. On peut également remarquer au numéro 1.433 un exceptionnel et rarissime jeton des Pays-Bas méridionaux frappé à Tournai en 1716 avec la titulature du souverain Charles VI, empereur du Saint-Empire romain germanique et au revers, l’écu échancré de Tournai (estimation 1.000 euros).

La Belgique moderne aussi

Passons ensuite à la Belgique moderne avec un essai monétaire (on peut d’ailleurs lire le mot Essai en relief) datant de l’époque de la Régence du prince Charles (1944-50). Y figure le profil du régent tête nue avec, au revers, l’écu de Belgique couronné, dans une couronne de laurier. Cette pièce en or de 1949 de « la plus haute rareté » porte une estimation de 7.500 euros (lot 1069). Le numéro 1.070 est similaire, mais avec un revers différent. Il semble que ces deux essais aient été frappés à la Monnaie de Bruxelles sur la demande du prince-régent au nombre de 11 exemplaires. Leur or proviendrait d’une grande médaille à son effigie frappée de l’or de la mine de Kilomoto (RDC).

Côté médaille, on relèvera cette très belle médaille en or de la plus haute rareté attribuée en 1878 à Jean Baes, aquarelliste et architecte, directeur de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et auteur des plans du Théâtre royal flamand de Bruxelles, construit de 1883 à 1887 à l’emplacement d’un ancien arsenal (lot 1.559, estimation 3.000 euros).

 

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