255 millions d’euros pour les chômeurs bruxellois

Le ministre de l’Emploi Didier Gosuin a simplifié le système des aides à l’emploi. © Dominique Duchesnes.
Le ministre de l’Emploi Didier Gosuin a simplifié le système des aides à l’emploi. © Dominique Duchesnes. - Dominique Duchesnes.

A partir du 1er octobre, plus rien ne sera comme avant. Cette réforme est fondamentale et si elle porte ses fruits, cela sera une grande plume à mettre au chapeau de cette majorité. Si cela ne change pas grand-chose, cela sera mis à mon discrédit. » Le ministre de l’Emploi Didier Gosuin (Défi) engage sa crédibilité sur cette réforme des aides à l’emploi des Bruxellois. Grâce aux compétences qu’il a reçues avec la 6e réforme de l’Etat, il a pu revoir tout le système dit Activa. Ce sont près de 255 millions d’euros annuels qui sont engagés dans cette politique.

Avant cette réforme, il existait 28 mécanismes d’aide à l’activation des demandeurs d’emploi. Dès octobre, il n’y en aura plus qu’un ce qui permettra une meilleure compréhension du système. « Actuellement, les aides de la Région servent aussi aux travailleurs de Flandre et de Wallonie, explique le ministre. Demain, elles ne concerneront plus que les Bruxellois. »

Une aide de 350 euros pour l’employeur

Pour en bénéficier, il faudra être inscrit comme demandeur d’emploi inoccupé depuis 12 mois au lieu des 24 mois actuellement et vivre à Bruxelles. Ou alors, il faudra faire partie des personnes bénéficiant d’un contrat d’insertion, du dispositif Article 60, travaillant dans l’économie sociale, faisant un stage ou une formation qualifiante, victimes d’une restructuration ou avoir plus de 57 ans. Dans ces conditions, le système Activa sera effectif dès le premier jour. « Cela permettra de toucher 20 % des personnes inscrites à Actiris et uniquement les Bruxellois, ajoute Didier Gosuin. Les personnes exclues des allocations de chômage ou inscrites au CPAS pourront aussi en bénéficier. Evidemment, les aides pour les entreprises ne pourront être perçues que si elles offrent un contrat de travail de minimum 6 mois et le temps de travail ne pourra être inférieur à un mi-temps. »

Concrètement, l’employeur qui engagera une personne rentrant dans les conditions Activa recevra une aide financière de 350 euros par mois durant les 6 premiers mois puis de 800 euros l’année suivante et enfin, 350 euros pour les 12 derniers mois. Soit un montant global de 15.900 euros. S’il engage une personne en situation de handicap, la somme s’élèvera à 23.400 euros.

De plus, pour les entreprises situées en Flandre qui engageront un Bruxellois, les aides seront cumulables. « La Flandre connaît une diminution de son chômage et une pénurie de main-d’œuvre. En périphérie, cela peut constituer une belle opportunité pour les habitants de la capitale. »

Enfin, les demandeurs d’emploi qui désirent devenir indépendants recevront également une prime de 4.000 euros. « Comme nous travaillons avec un budget ouvert, il peut exploser, précise Didier Gosuin. Mais si c’est le cas, cela voudra dire que nous ferons des économies sur d’autres politiques et que nous aurons réglé la question du chômage de masse, ce qui est impératif pour 2025, date à laquelle Bruxelles doit être indépendante financièrement. »

Du côté d’Actiris, on se réjouit de la mesure. « C’est 35 % de notre budget, ajoute Grégor Chapelle, directeur d’Actiris. Nos demandeurs d’emploi seront plus attractifs. »

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