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«Faute d’euthanasie, mon ami est mort dans la révolte et dans l’angoisse»

Le médecin de ce patient est resté sourd à ses demandes explicites d’euthanasie. La justice oblige le praticien à adresser son patient à un confrère, s’il refuse d’accéder à son désir.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Micheline Lambrecht a accompagné son ami Mathieu (nom d’emprunt), qui a lutté cinq ans contre le cancer avant de décéder, il y a quelques jours. S’il a suivi tous les traitements proposés, Mathieu n’a jamais varié quant à l’attitude qu’il demandait que les médecins aient si et quand la maladie gagnait la bataille. Il voulait bénéficier d’un geste d’euthanasie. Ce désir, il l’a répété à tous les médecins qui, successivement, se sont occupé de lui, sans, semble-t-il, rencontrer de refus de principe. Mais quand il a préféré mourir chez lui plutôt que dans une chambre d’hôpital, sa demande s’est évaporée face au déni d’un généraliste qui n’a jamais accédé à sa demande, tout en augmentant les doses de morphine pour desserrer un peu les crocs de la douleur. Une morphine qui a fini par tuer Mathieu, une nuit, alors qu’il était seul, « dans l’angoisse, la révolte, le désarroi » et « sans être préparé à cette heure dernière ». Sans avoir pu dire adieu à sa famille et ses amis. Sans avoir pu choisir le jour et l’heure.

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