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La régularité plutôt que la bonne affaire

Temps de lecture: 4 min

Peut-on encore réaliser aujourd’hui l’affaire en or au niveau des terrains ? Pouvez-vous donner un exemple ?

C.B. Tout d’abord, la question est de savoir si on cherche uniquement l’affaire en or ou si l’on souhaite réaliser de manière linéaire « des » affaires avec un panier mixte. Aujourd’hui, on est plusieurs acteurs, c’est de plus en plus contraignant, donc le projet en or est peut-être un idéal au sens philosophique du terme. Ce qui est important pour la viabilité de nos sociétés, c’est d’être sûrs d’avoir un rendement derrière, notamment pour nos actionnaires. C’est surtout ceci à quoi on s’attache chez Matexi.

Si vous voulez un exemple d’un projet qui a bien fonctionné en Brabant wallon, nous avons créé il y a une dizaine d’années la Campagne du Petit Baulers, à Nivelles. C’est un peu différent de ce que Matexi fait aujourd’hui car, au départ, c’était un champ en dehors d’un centre urbain. La qualité du projet, les différentes actions et la plus-value qu’on a su ajouter à ce quartier en ont fait une réussite.

F.V.M. C’est vrai qu’on cherche tous la perle rare mais à force d’attendre, pour finir, le train passe, donc il faut maîtriser les risques. Je pense qu’on a tous déjà réalisé une bonne affaire mais sans l’avoir forcément anticipée. L’évolution du marché, l’évolution de la localisation peuvent changer la donne pour un produit et faire qu’il arrive au bon moment. Comme exemple, je peux citer Canal District, au cœur du Pentagone. Quand nous avons acheté le terrain, on parlait du centre-ville, mais pas autant qu’aujourd’hui. Nous avons bénéficié de l’engouement pour cette zone. Sinon, de manière générale, la plus belle opération pour nous est celle qui est sécurisée avant même l’achat quand on en a déjà identifié le locataire.

M.K. C’est vrai, mais en résidentiel, le projet où il y a 100 % de prévendu devient de plus en plus rare. Notre perle rare chez AG pourrait être le Parc de l’Alliance, à Braine-l’Alleud. C’est un site mixte avec des logements et des bureaux, nous sommes partis pour des années de travail et ça commence à bien fonctionner. Cela donne une stabilité à l’activité qui est appréciable.

J.M. Je suis d’accord avec Frédéric, à l’époque du bureau, il y avait moyen de faire de très bonnes affaires. En résidentiel, c’est différent mais je pense que ça existe encore. Notamment quand on trouve quelque chose hors marché, comme le projet Bataves que nous avons sorti de terre près d’Etterbeek. C’est un petit projet très sain, qui n’a pas été pollué par une trop grosse compétition, donc nous avons pu faire un travail de promoteur professionnel et en tirer le maximum sans avoir cette pression du marché qu’on peut parfois connaître. Il y a aussi eu le projet Lighthouse, que nous avons réalisé avec Immobel.

Est-ce que les temps actuels sont au rassemblement entre promoteurs ?

F.V.M. Je ne pense pas que cela soit amené à se développer fortement mais il y a une culture du partenariat chez Besixred. Nous travaillons volontiers en collaboration, par exemple, avec un partenaire local qui connaît bien le marché et n’a pas forcément les moyens de développer un projet seul, ou qui préfère s’associer avec un acteur solide pour limiter les risques.

J.M. Chez BPI, nous sommes très adeptes du partenariat, cela concerne presque tous nos dossiers – notamment pour des raisons de répartition des risques puisque nous réalisons de très gros projets. Il faut cependant qu’il y ait une taille relativement critique pour que le partenariat soit intéressant.

Les salons de l’immobilier comme le Mipim, Realty, ou les cocktails sont-ils encore des lieux incontournables pour faire des affaires ?

J.M. En tant que promoteur, on reste au niveau belgo-belge et d’ailleurs, au Mipim, tous les Belges restent entre eux dans leur pavillon. Par rapport au dernier Mipim, le premier jour était le seul réellement intéressant, car il y avait du monde et ce n’était pas trop festif. Personnellement, j’ai plus travaillé ce jour-là que pendant une demi-année car les réunions se suivaient. Quand on fait cela professionnellement et de façon pas trop festive, c’est productif. Cela nous permet d’avoir en une journée toutes les réunions qu’on aurait en plus de temps.

C.B. C’étaient mes premières participations au Mipim et au Realty cette année et j’ai retrouvé les mêmes acteurs lors des deux salons. Je suis récente dans l’activité donc c’était intéressant. Les événements permettent de se connaître entre confrères et favorisent les partenariats, mais je ne pense pas qu’il soit très bon de multiplier les rendez-vous au risque de diluer leurs effets.

 

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