Affaire du petit Grégory: l’un des corbeaux aurait été confondu par une expertise graphologique

De nouvelles expertises en écriture ont été entreprises et ont permis de relancer de manière spectaculaire l’enquête sur le meurtre du petit Grégory Villemin il y a 32 ans, a indiqué jeudi le procureur général de la République de Dijon, Jean-Jacques Bosc.

« Jacqueline Jacob (la grand-tante de Grégory, NDLR), a été reconnue comme l’auteure de l’une des lettres manuscrites de menaces envoyées à la famille Villemin en 1983 », a précisé le magistrat. Les lettres et les appels téléphoniques du ou des « corbeaux » sont bien au cœur de l’enquête. Les appels malveillants ont été passés par au moins une voix d’homme et une voix de femme.

L’ADN ne donne pas de résultat

« Plusieurs personnes ont à l’évidence participé au crime », a expliqué Jean-Jacques Bosc. « Des repérages ont été effectués les jours avant le crime », précise notamment le procureur de la République qui évoque un homme à moustache et une femme rôdant autour de la maison des Villemin.

Monique Villemin, la grand-mère du petit, est quant à elle soupçonnée d’avoir écrit au moins l’une des lettres envoyées à l’un des juges en charge de l’enquête, le juge Simon. Ces lettres de menaces ont été envoyées en 1989.

En revanche, tous les devoirs d’enquête impliquant des tests ADN se sont révélés infructueux.

Cette enquête « n’a jamais été abandonnée, ni par la Justice, ni par la gendarmerie » a expliqué au cours de la même conférence de presse Olivier Kim, le commandant de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté. « Un groupe chargé des ‘cold cases’, composé de deux ou trois enquêteurs » près du parquet de Dijon, « a fait un travail colossal, un travail de Bénédictins ».

Droit au silence

La garde à vue de Ginette Villemin (la tante de Grégory) a pris fin jeudi après-midi. Celles de Marcel et Jacqueline Jacob (grand-oncle et grand-tante) sont prolongées. Les trois gardés à vue ont invoqué leur droit au silence. Le magistrat instructeur doit se prononcer avant vendredi matin sur la suite à donner à la procédure, et d’éventuelles mises en examen (inculpations).

 
 
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