«Les rayures du Zèbre», un film qui ne caricature pas le foot

Le mercredi 5 février, le film Les rayures du Zèbre sortira en Belgique (et en France). Un film autour du football… belge, un film porté à bout de bras par un certain Benoît Poelvoorde. L’acteur y incarne en effet José Stockman, un agent de joueurs qui transfère de jeunes Ivoiriens vers l’Europe. Un film en deux temps : une comédie, d’abord, quand on suit la vie de José à Abidjan, un José qui prend tout le monde de haut, même un ministre, qui promène un recruteur flamand (mais qui travaille pour Charleroi) plutôt pathétique, un José qui fricote avec une prostituée et qui manie le bon mot comme Messi manie le dribble. Le tout avec un accent bruxellois savoureux, rappelant forcément Raymond Goethals. Mais, ensuite, quand José débarque au Mambourg avec la dernière perle qu’il a repérée, Yaya Koné (remarquable Marc Zinga), l’envers du décor n’est pas la gloire espérée et l’Europe – graal de tous les footballeurs africains – n’apporte pas que bonheur, argent et paillettes. Le tout sous le regard plein de tendresse d’un Benoît Mariage qui a réussi, à nos yeux, à ne pas tomber dans la caricature. Cette fois, les agents, les joueurs ou les dirigeants sont certes les pions d’un système où le cynisme et l’argent fou règnent en maîtres, mais ils ont tous une part d’humanité autant qu’une part d’ombre et plus le film avance, plus les caractères s’épaississent. Comme pour nous rappeler que, dans le milieu du foot comme dans tous les autres, rien n’est totalement tranché ou manichéen.

En outre, Les rayures du Zèbre est largement inspiré de l’expérience personnelle de Serge Trimpont, ex-journaliste sportif du Soir pendant 15 ans, et ancien agent d’Aruna Dindane, premier Soulier d’or noir de l’histoire du football belge. Trimpont a géré l’école de foot du FC Bibo, à Abidjan, pendant cinq ans. Ce n’est pas là qu’il a découvert Aruna, mais c’est grâce à lui qu’il a décidé, un jour, d’aller en Côte d’Ivoire. Avant la sortie officielle du film, Le Soir a réuni Trimpont et Aruna. Ils ont visionné le film avec nous avant de nous accorder deux longues interviews. Sans langue de bois, entre la dureté d’un milieu du football où l’on compte bien plus d’élus que de candidats et la beauté d’aventures humaines incomparables pour les jeunes Ivoiriens qui ont débuté dans des quartiers comme le FC Bibo et qui jouent aujourd’hui à Manchester City ou à Rome.

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On doit débuter par la question qu’on va vous poser des milliers de fois : José (le rôle de Poelvoorde dans le film), c’est vous ?

Non ! En tout cas pas totalement. Le film est largement inspiré de mon expérience, c’est vrai, mais ce n’est pas une biographie. José, c’est une création d’acteur de Poelvoorde.

Comment est née cette histoire ?

Un jour, j’ai reçu un coup de fil de Benoît Mariage, il avait en tête un projet de film sur le foot et sur l’Afrique. Je l’ai rencontré pendant deux bonnes heures et je lui ai raconté ma vie. Il a pris beaucoup de notes et a dit qu’il allait me rappeler. Sincèrement, je n’y croyais pas trop… Mais il m’a recontacté le lendemain. J’ai rencontré ses producteurs, Boris et Michaël. Le contact a été très bon et, à la fin du repas, ils ont dit à Benoît qu’il devait partir avec moi à Abidjan ! En septembre 2010, nous avons passé une semaine ensemble en Côte d’Ivoire. Il m’a suivi avec une petite caméra et je lui ai fait découvrir mon école de foot et tous les endroits que je connaissais. A la fin de la semaine, Benoît m’a dit : j’ai mon film !

Avez-vous été associé au scénario proprement dit ?

Benoît Mariage a écrit un scénario qui lui appartient, évidemment. Mais il a eu la gentillesse de me le montrer et de m’inviter sur le tournage et sur le plateau. Il me demandait parfois mon avis. Il voulait surtout que l’ensemble soit véridique et pas caricatural. J’étais un peu là, somme toute, pour être le garant d’une certaine crédibilité. J’étais officiellement “conseiller à la réalisation”, j’ai passé trois mois formidables.

Généralement, les films sur le foot ne sont pas très bons et souvent caricaturaux. Mariage a évité ces pièges.

Déjà, ce n’est pas un film sur le foot. Le foot est le prétexte et le fil rouge de l’histoire, mais c’est un film qui traite de dix sujets. D’ailleurs, moi, je n’ai jamais vu un bon film sur le foot. Souvent, ils sont faits par des gens qui ne connaissent rien et qui alimentent d’énormes caricatures. Benoît Mariage ne voulait pas tomber là-dedans, c’est sans doute pour cela qu’il m’a demandé d’être près de lui. En fait, dans le premier quart d’heure du film, on voit un Poelvoorde cynique, qui débarque en Afrique pour faire de l’argent dans le foot et prend tout le monde de haut, mais on se rend vite compte que tout cela est plus complexe et les personnages prennent de l’épaisseur.

C’est aussi votre cas ? Vous êtes d’abord allé en Afrique comme businessman du foot avant d’ouvrir les yeux ?

En fait, j’ai découvert l’Afrique grâce à Aruna. Avant de le rencontrer, je n’avais jamais mis les pieds en Afrique. Ce qui est drôle, c’est que j’ai découvert Aruna… à Toulon, lors d’un tournoi international. Mais, quand je suis devenu son agent, il m’a donné l’envie d’aller en Côte d’Ivoire. Un jour je me suis décidé et j’ai découvert ce que j’aime dans le foot : le foot à l’état pur, le foot de quartier, des gamins qui tapent dans un ballon du matin au soir. Ça m’a touché. Je suis allé voir un match de D2 ivoirienne et j’ai découvert Arouna Koné et là, j’ai vraiment décidé de m’implanter sur le marché ivoirien. Au fur et à mesure de mes voyages en Côte d’Ivoire, j’ai compris que tous les grands joueurs africains connus dans le monde venaient des quartiers, même pas de clubs organisés. Et donc, j’ai demandé à mon partenaire de l’époque, Alfred Obrou, de m’emmener voir ces équipes de quartiers. A Abidjan, il y en a plus de 200. Un jour, je suis tombé sur le centre dont le coach s’appelle Bibo. J’y ai vu un joueur, Sekou Cissé, que j’ai fait venir à Roda (NDLR : il vient d’être transféré à Genk). Je trouvais que ce Bibo travaillait bien. Quelques semaines plus tard, dans le même club, j’ai vu Cheick Tioté (NDLR : passé par Anderlecht, il est aujourd’hui à Newcastle)  ! C’est là que j’ai décidé de prendre le club en main. Et, aujourd’hui, dans le film, Bibo joue son propre rôle. Sur notre terrain et avec nos joueurs.

Ça veut dire quoi « prendre un club en main » ?

Le structurer, apporter du matériel, de l’aide financière, etc. Et surtout, apporter mon savoir-faire “européen”, tout en me nourrissant de leur mode de fonctionnement. J’ai toujours voulu respecter la façon de vivre et d’appréhender le foot des Africains, c’est cela qui fait leur force. Il n’était pas question, par exemple, de transformer leur terrain de sable en terrain synthétique. En fait, ce que je leur ai apporté, c’est une porte vers l’Europe, qui est leur rêve absolu. J’ai quand même sorti 12 joueurs qui sont devenus professionnels en Europe, en quatre ans. A ce moment-là, je passais une semaine chaque mois à Abidjan. J’ai fait ça de 2003 à 2007.

Et ensuite ?

J’ai décidé de changer d’horizon et je suis parti vivre à Los Angeles avec ma famille. Sans regret, parce que j’ai vécu des moments fabuleux. Mais, aujourd’hui encore, ce que j’ai fait de plus fort dans ma vie professionnelle, c’est mon expérience au FC Bibo.

Qu’est devenu Bibo à votre départ ?

Pas grand-chose… La première fois que je suis retourné là-bas, c’était avec Mariage, en 2010. Je l’ai emmené dans le club et j’ai été ému. Toutes les structures s’étaient envolées, le club était retombé dans l’état où je l’avais trouvé en 2003. J’ai donc décidé de l’aider. Mais, cette fois, c’est vraiment de l’aide extérieure, amicale, sans implication au quotidien. En 2003, j’avais mis des structures en place, mais c’était dans un cadre professionnel et pour faire du business, on ne va pas se mentir.

Dans le film, l’agent de joueurs arrive en Afrique comme un colonialiste caricatural mais termine quasi comme un humaniste. C’est une vision angélique des choses.

Quand je suis parti en Afrique, j’étais quasi le premier agent blanc à m’intéresser à un club de quartier. Ma réussite a attiré beaucoup de monde, tous ceux qui se sont dit que je m’en étais mis plein les poches. Et le marché a explosé, avec son lot de dérives. Notamment du côté des agents africains. Il y a dix ans, il n’y avait qu’un seul agent Fifa en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il y en a une trentaine dont une majorité d’escrocs. Il faut être clair : le rêve des joueurs africains, c’est de jouer en Europe. Pour que les dossiers soient propres et sérieux, il faut quelqu’un qui connaisse à la fois l’Europe et l’Afrique, pour appréhender les deux réalités. Et il y a peu d’agents qui remplissent ces deux conditions.

Dans le film, quand Poelvoorde débarque à Abidjan, il est sollicité de toutes parts. Vous avez connu cela ?

Evidemment. Quand j’arrivais à l’hôtel, plein de gens m’attendaient parce qu’on leur avait dit m’avoir vu à l’aéroport. D’une manière générale, quasi toutes les scènes sont véridiques. Ou en tout cas inspirées par des éléments de vérité.

Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur les agents de joueurs ?

D’un côté, je n’aime pas les caricatures. Comme quand on dit que tous les politiciens sont véreux, ce n’est pas sérieux. Mais, malheureusement, je dois reconnaître que la majorité des agents de joueurs ne sont pas des gens bien et que la corporation pâtit de leurs comportements. A tel point que j’ai été amené à fuir le milieu du foot alors que le foot est ce que j’aime le plus au monde.

Soyons clairs : aujourd’hui, vous êtes encore agent de joueurs ?

Non. Je me considère comme recruteur. Je suis au bord des terrains, je regarde des matchs et je renseigne des joueurs à des amis le cas échéant. Mais je ne gère plus de joueurs ni de transferts. Je ne veux plus être agent car le monde du foot me dégoûte au plus haut point. Et j’ai l’impression que c’est encore plus grave maintenant que quand j’ai arrêté.

Pourtant, le film porte un regard

un peu tendre sur le milieu.

Aucun des personnages n’est tout bon ou tout mauvais. En fait, le spectateur est en empathie avec tout le monde, joueurs, agents, dirigeants… Le film, c’est une histoire d’hommes, tout simplement. A l’origine, les personnages sont ensemble via une communauté d’intérêts (faire de l’argent, jouer en Europe, sortir de sa condition, etc.), mais, à la fin, on trouve des êtres humains qui font de leur mieux et qui essaient de s’en sortir.

Quand vous étiez journaliste, vous disiez souvent que, dans le foot, la seule règle, c’est qu’il n’y a pas de règle ! Vous le pensez encore ?

Plus que jamais. Quand j’essaie de revenir dans le monde du football aujourd’hui, j’ai l’impression de mettre mon doigt dans un bocal rempli de piranhas. Et donc je repars en courant.

Pourtant, c’est un monde qui fait rêver des milliards de personnes.

C’est comme une étoile : il vaut mieux l’admirer de loin. C’est un monde qui alimente des fantasmes. Et donc qui attire plein de gens pour de mauvaises raisons. Attention, je veux préciser : le milieu du foot me dégoûte, mais le foot reste ma passion. Voir des matchs, découvrir des talents, cela restera toujours mon trip. Mais tout ce qui est en dehors du terrain : non merci !

Qu’attendez-vous du film ?

Rien. Ce que j’attendais s’est déjà produit. Pour moi, ce fut une superbe aventure humaine, de la rencontre avec Benoît Mariage jusqu’au tournage et maintenant la promo et la sortie du film. C’est un cadeau de la vie pour moi. Je suis très heureux, surtout, parce que le film est réussi. Je remercie d’ailleurs Poelvoorde et Mariage d’avoir accompli cela. A la sortie du film, Aruna m’a dit : “Serge, c’est incroyable, on dirait qu’ils ont vécu 20 ans en Afrique.” C’est le plus bel hommage possible.

Vous avez été journaliste, dirigeant, agent de joueurs, vous avez vécu aux Etats-Unis, vous avez travaillé en Afrique, vous avez écrit un roman, participé à un film, etc. Et maintenant ?

J’ai réalisé tous mes rêves. Je voulais réussir dans le foot, en hommage à mon grand-père (NDLR : Eugène Steppé, ancien secrétaire général d’Anderlecht)  ; je voulais vivre à Los Angeles, qui m’a toujours fasciné ; je voulais écrire un roman : tout cela s’est réalisé. Aujourd’hui, je n’ai pas d’objectif précis devant moi. Juste quelques envies. Par exemple, celle de faire de la prospection aux Etats-Unis. Contrairement à ce qu’on croit, le foot explose là-bas. De nombreux joueurs de qualité vont émerger aux States dans les années à venir, croyez-moi. Je voudrais être aux premières loges pour les découvrir.

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Aruna, vos premières impressions après la vision du film de Benoît Mariage ?

J’ai trouvé ça émouvant. Même s’il faut prendre beaucoup de scènes au second degré, il y a pas mal de similarités avec la réalité ivoirienne.

Vous vous êtes retrouvé dans le personnage de Yaya ?

En partie, parce que, comme lui, j’ai commencé par jouer dans une école de rue de mon quartier d’Adjamé, qui se trouve à 10 minutes de celle du film. Mais, contrairement à ce que l’on voit, la rencontre avec Serge Trimpont ne s’est pas déroulée à Abidjan mais au Festival espoirs de Toulon, en 2000, que je disputais avec l’équipe olympique. A l’époque, j’avais 19 ans, je jouais déjà à l’ASEC Abidjan après être passé par l’académie de Jean-Marc Guillou, et quand je suis sorti de Côte d’Ivoire, en juillet 2000, j’avais déjà mon contrat pour Anderlecht dans la poche. Cela a été relativement facile parce que j’avais connu une certaine structure depuis mon arrivée à l’académie, où on nous briefait et nous préparait. Ce n’est pas un hasard si, de ma promotion, une vingtaine de joueurs (sur 26) sont devenus professionnels.

L’Europe, pour vous, c’était l’Eldorado ?

C’était, comme pour tous les gamins de chez moi, un aboutissement. C’est là que je pouvais vivre ma passion, mon rêve. C’est là qu’il fallait aller.

Dans le film, les managers n’ont pas forcément le beau rôle avec José, très caricatural au début, qui se fait avoir par un « collègue » venu de l’ex-Yougoslavie qui fait signer un contrat d’exclusivité à Yaya…

Sans eux, il est très difficile d’établir un pont vers l’Europe… Chez les jeunes Africains, il y a encore beaucoup d’ignorance et de naïveté, mais, même si c’est du business, tout le monde n’agit pas comme cela. Moi, j’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un avec lequel je n’ai pas eu besoin de signer de contrat, qui a tenu parole. Mais j’avais aussi plus de connaissance du système que le gamin du film !

Un système dont vous avez évité les pièges…

C’est vrai. Un joueur africain qui débarque en Europe, il peut très vite partir en vrille. Il y a beaucoup de tentations. Moi, je me suis toujours appliqué à faire sérieusement mon métier, à ne jamais arriver en retard à l’entraînement, à bien me reposer parce qu’une carrière est courte et qu’on aura toujours le temps de s’amuser une fois qu’elle sera terminée et que mon corps est mon instrument de travail. Je dis toujours qu’il faut avoir la tête sur les épaules… mais qu’il faut aussi avoir des épaules pour supporter la tête.

Vous vous souvenez de ce que vous avez ressenti à votre arrivée en Belgique ?

Tout le monde a toujours tendance à dire que pour les Africains, le plus dur, c’est le froid, l’hiver. Pour moi, c’était la solitude. C’était la première fois que je partais si loin. Mais je me suis dit que si je voulais devenir un homme, je devais passer à travers.

Vous aviez des craintes ?

Non. J’avais 19 ans et je n’avais pas vraiment de pression. Cela peut paraître prétentieux, mais j’étais relativement confiant, sûr de moi. J’étais venu pour réussir et j’étais déterminé.

Vous étiez tombé, il faut le dire, dans un bon environnement…

C’est vrai. J’étais dans un bon groupe, où je me suis senti accueilli par des gens bien, des gars comme Walter (Baseggio), Bertrand (Crasson), Franky (Vercauteren). J’ai tout de suite été heureux.

A combien s’élevait votre premier contrat ?

C’était… un très bon contrat ! J’ai envoyé ma première paye à ma famille. Ensuite, on a conclu un accord, on s’est organisé. Je leur ai dit : “Voilà ce que je vous donne chaque mois, vous vous débrouillez avec ça et vous ne venez pas avec de nouvelles demandes.”

C’est une démarche habituelle pour les joueurs africains, non ?

Oui. En Europe, les familles ont un ou deux enfants, bénéficient d’allocations, se battent pour leur offrir la meilleure éducation, leur ouvrent des comptes en banque dès leur plus jeune âge. Il n’y a évidemment rien de tout ça chez nous. Et puis, il n’y a aucune famille où il n’y a que deux enfants ! On est en général une dizaine et on espère qu’il y en ait au moins un qui puisse réussir. Et quand cela arrive, on ne peut pas tourner le dos aux siens. Jamais je n’ai eu l’impression que ma famille profitait de moi.

L’exil des joueurs africains, c’est une aubaine pour leurs proches ?

Oui. Un joueur qui réussit offre une belle vie aux siens. Et c’est aussi un remède à l’émigration. Ma famille n’a jamais voulu venir me rejoindre parce qu’elle était bien au pays avec ce que je lui envoyais.

Vous êtes le premier joueur africain à avoir remporté le Soulier d’or en Belgique. Une fierté ?

Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que j’étais le premier. Je me suis dit que c’était fort, que ça avait plus de valeur que le Soulier d’ébène (réservé aux joueurs africains ou d’origine africaine du championnat de Belgique), que j’avais “ouvert” quelque chose.

Vous vivez dans le nord de la France, où vous vous êtes enraciné. Vous vous sentez désormais européen ou toujours africain ?

J’ai la chance de connaître deux continents, où j’ai passé dans chacun d’entre eux la moitié de ma vie. On vit dans une société qui s’est mondialisée, mais je pense qu’il est important de savoir d’où l’on vient. C’est ce que j’essaie d’inculquer à mes enfants.

Les rayures du Zèbre

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Le film écrit et réalisé par Benoît Mariage sort sur les écrans en Belgique et en France le 5 février prochain. Dans les rôles principaux, on retrouve : Benoît Poelvoorde, Marc Zinga, Taniana Rojo et Tom Audenaert.