MON PREMIER EMPLOI : Stéphane Pauwels, recruteur et chroniqueur sportif (Studio 1)

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© rudolf marton.

- lesoir

Tous les soirs, Stéphane Pauwels commente les matchs de l’Euro 2008 dans l’émission Studio 1 de la RTBF. Chroniqueur iconoclaste, qui n’hésite pas à égratigner le microcosme du football belge, il évolue dans ce milieu depuis des années, mais insiste sur le fait qu’il est un autodidacte.

Mon premier emploi. Les études, c’était vraiment pas mon truc. Pourtant j’avais des parents enseignants qui m’ont ouvert au monde et à la culture. Mais à 18 ans, je me suis engagé à l’armée pour deux ans, à la place du service. Avec mon salaire, j’ai pu voler de mes propres ailes. Ensuite j’ai enchaîné les boulots : GO au Club Med, maître-nageur, vendeur d’encarts publicitaires pour un journal régional. Ces premiers pas dans la vente m’ont plu : j’ai enchaîné avec la radio Skyrock, pour laquelle j’ai vendu des espaces pubs pendant trois ans. J’ai également travaillé pour la promo de cette chaîne. À chaque nouvelle expérience, j’ai appris davantage : chez Giraudy, société française d’affichage publicitaire, je suis passé à un autre format, c’est là que j’ai appris mon métier de commercial. Le lien avec le foot s’est fait grâce à un ancien prof de français, Daniel Senesael, élu bourgmestre d’Estaimpuis. Il m’a demandé de m’occuper de la communication de la Ville. Jean-Pierre Detremmerie, bourgmestre de Mouscron et patron de l’Excelsior, m’a repéré et m’a demandé de m’occuper du marketing du club.

Mon premier salaire. C’était à l’armée en 85 : ma première paye était de 27.000 FB (675 euros). Mais, depuis l’âge de14 ans, moi et mon frère, on faisait déjà des petits boulots pendant les vacances et les week-ends (travail à la ferme, pompiste, horeca, DJ…). On donnait une partie aux parents. Le reste, c’était de l’argent de poche.

Mes premiers acquis professionnels. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas fait d’études qu’on ne peut pas s’en sortir. Il faut travailler deux fois plus, je suis un boulimique de travail, mais on peut y arriver. J’ai eu de la chance aussi d’avoir des mentors qui ont cru en moi dans mes différents jobs, comme Michel Lecomte à la RTBF. L’armée ? Je n’en retiens pas grand-chose, je suis plutôt antimilitariste, mais ça forge le caractère.

Ma fin de carrière rêvée. Ça fera peut-être marrer, mais je me verrais bien dans le cinéma, comme comédien dans des films noirs. Pas pour le côté paillettes, mais pour donner de l’émotion.

Mon conseil aux plus jeunes. Ne pas penser que les vieux sont forcément dépassés. Je suis moins con à quarante ans qu’à 25 et je serai sans doute meilleur à 60. Donc écouter les anciens qui ont de l’expérience, ça peut aider. Et puis il faut bosser.